Auktion Delobeau
Auktion vom Sonntag 5 Juli 2009
Modern and Contemporary Art
Paintings and Graphics Arts
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Delobeau - Loeuilly
Resultate der Auktion ohne Aufgeld
Lot 50 : PICABIA Francis - Visage
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PICABIA Francis
Visage
Lithographie sur papier signé en bas à gauche mine de plomb dans la marge, et dans la planche
à gauche - 65 x 45 cm
Tirage : HC
PICABIA Francis né le 22 janvier 1879 à Paris et mort le 30 novembre 1953 dans la même ville, était un peintre, graphiste et écrivain proche des mouvements Dada et surréaliste.
Il étudia aux écoles des Beaux-arts et des Arts Décoratifs. Au début de sa carrière, de 1903 à 1908, il fut influencé par les peintres de Barbizon, côtoya Alfred Sisley et Camille Pissaro qu'il rencontra en 1898, puis les peintures impressionnistes, cubistes et enfin abstraites. Son aquarelle Caoutchouc fut considérée comme une des œuvres fondatrices de l'art abstrait.
En 1911, il rejoignit le groupe de Puteaux qui se réunissait dans le studio du peintre Jacques Villon. Il devint aussi orphiste et créa en 1912, à Puteaux, le Salon de la Section d'or, avant de connaître un premier succès international à l'exposition de l'Armory Show de New York en 1913, où il fonda avec Marcel Duchamp et Man Ray la revue 291. Marqué par la Broyeuse de chocolat et le concept de ready-made de Marcel Duchamp, il confectionna dès 1913 une série d'œuvres où il reprenait l'esthétique du dessin industriel.
De 1913 à 1915, Picabia se rendit plusieurs fois à New York et prit une part active dans les mouvements d'avant-garde, introduisant l'art moderne sur le continent américain. En 1916, après une série de compositions « mécanistes » où il traitait les objets manufacturés avec une distante ironie, il lança à Barcelone la revue 391 et se rallia au dadaïsme. Il rencontra Tristan Tzara et le groupe dada de Zurich en 1918. Il se fit alors le propagateur de dada avec André Breton à Paris — moment où il créa des œuvres d'un humour particulièrement provocateur et truculent. Polémiste, iconoclaste, sacrilège, le turbulent Picabia s'agita un temps autour de Dada en électron libre, en étant par principe anti-tout. En 1921, il rompit avec ses anciens complices. En 1924, il écrivit un scénario délirant (montrant une partie d'échecs entre Marcel Duchamp et Man Ray) pour le court-métrage Entr'acte, destiné à être projeté à l'entracte de son ballet instantanéiste Relâche (chorégraphie de Jean Börlin, musique d'Erik Satie). Il travailla ensuite pour les Ballets suédois de Rolf de Maré, pour lesquels il réalisa de nombreux décors. Après 1945, il renoua avec l'abstraction. Une grande rétrospective de cet artiste kaléidoscopique se tint à la galerie René Drouin à Paris au printemps 1949. À la fin de l'année 1951, Picabia souffre d'une artériosclérose paralysante qui l'empêche de peindre et meurt deux ans plus tard.





