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Vente aux enchères du Jeudi 20 novembre 2008
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Lot 33 : Adolphe CREMIEUX (1796-1880). L.A.S., Forêt de Saou (Drôme) 8 octobre 1853
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Adolphe CREMIEUX (1796-1880) avocat et homme politique. L.A.S., Forêt de Saou (Drôme) 8 octobre 1853, à Emmanuel ARAGO ; 4 pages in-8.
MAGNIFIQUE ELOGE DE SON AMI L'ASTRONOME FRANÇOIS ARAGO (mort le 2 octobre) : « La mort de votre illustre père met le deuil dans ma maison [...]. Mais tant de gloire rayonne autour de ce nom immortel de François Arago ! [...] Cette réunion de la pratique à la théorie, cette merveilleuse clarté de langage, qui savait mettre les plus magnifiques secrets de la création à la portée des intelligences les plus vulgaires, comme elle savait en dévoiler les plus mystérieuses combinaisons aux intelligences les plus étendues ; ce talent inouï de narration, qui se répandait avec une grâce parfaite et un coloris toujours brillant dans la conversation la plus intime comme dans les écrits les plus solennels ; cette pureté de style qui donnait à tout ce qui sortait de sa plume un charme particulier, sans incitation ; où les retrouver Et son caractère à la fois si énergique et si constant au milieu des lâchetés qu'il flétrissait avec la verve de la probité indignée ! Quels souvenirs pour un fils, quelle gloire pour une famille ! » L'Histoire rendra justice « à cet homme éminent, qui, déjà frappé par la maladie, consacrait toutes les heures de ses journées sans repos, de ses nuits sans sommeil, à la direction des affaires publiques dans les plus graves périls, chargé, sans plier, du fardeau glorieux d'un double ministère. [...] La chaire de professeur, la tribune du député, le fauteuil de l'académicien, la palme du savant, le portefeuille du ministre, la puissance du dictateur, il a tout honoré, tout relevé ! [...] Oui, cette mort retentit dans le monde entier comme un malheur public ; et sa tombe, devant laquelle les mauvaises passions sont forcées de désarmer, en se fermant sur sa dépouille mortelle, laisse désormais la carrière libre à l'admiration »...





