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Vente aux enchères du Jeudi 20 novembre 2008
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Lot 40 : Jules FAVRE (1809-1880). 2 L.A.S., 1872 et 1878
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Jules FAVRE (1809-1880) avocat et homme politique, vice-président du Gouvernement de la Défense nationale. 2 L.A.S., 1872 et 1878 ; 3 pages in-4 avec enveloppe, et 2 pages in-8 (deuil).
11 août 1872, au rédacteur en chef du Journal des Débats. Il proteste contre les erreurs de l'article consacré à l'affaire LOUTREL MEYER : la femme Meyer est française, femme d'un brave soldat décoré pour sa conduite pendant le siège. « La femme Meyer n'est pas non plus accusée d'espionnage. Restée seule à Versailles par l'ordre de son mari, elle a protégé le magasin à fourrages de l'état. Elle a été choisie par la garde nationale pour parlementer avec l'ennemi et pendant toute la durée de l'occupation, elle n'a cessé, grâce à sa connaissance de la langue allemande, d'intervenir pour arrêter des conflits et préserver des français des violences de l'ennemi »... S'il pense que « ceux qui ont eu le malheur de ne pouvoir repousser l'ennemi appelé sur notre sol par le crime des Bonapartistes et de leur maître, doivent se condamner à la retraite », la retraite n'est pas le repos : « défendre ceux qui sont dans la peine ne m'avait pas paru jusqu'ici un acte coupable »... Versailles 1er février 1878. Depuis le Concordat, l'État est maître de la liberté religieuse. « Vous pouvez donc solliciter de lui l'autorisation d'ouvrir une église et de pratiquer votre culte - de son côté il peut vous l'accorder et par cela même vous la refuser. Or nul ne doute que ce soit ce dernier parti qu'il prenne. [...]. Et quoique il soit impossible d'ajouter un rayon de plus au faisceau de lumière qui aujourd'hui fait briller la vérité - mes yeux seront depuis longtemps éteints pour celle de ce monde lorsque les Français s'aviseront de l'apercevoir »..
ON JOINT une convocation du bureau de l'Académie Française, 1868.





