Vente De Baecque & Associés
Vente aux enchères du Jeudi 24 juin 2010
Livres Anciens et Modernes - Autographes et Documents
Livres, B.D., Autographes
Toutes les ventes de De Baecque & Associés
De Baecque & Associés - Lyon
Résultats de vente sans frais
Lot 13 : Grèce. Manuscrit de 43 pp. in-folio, [1836]
Ajouter à ma sélection
Envoyer ce lot à un ami
Partager ce lot sur Facebook
Grèce. Manuscrit de 43 pp. in-folio, [1836], Aperçu politique, militaire et commercial sur la Grèce, 1835-1836.
Intéressant rapport de mission réalisé à l'époque de la création de l'Etat Grec et de l'arrivée du prince Othon dans son royaume qui, venant tout juste d'être déclaré majeur (1er juin 1835), décide de transférer la capitale de Nauplie à Athènes.
L' auteur s'efforce de faire une synthèse objective de l'état du pays.
Au milieu des rapports mensongers et exagérateurs, des passions et des haines, du langage de l'intérêt, et de l'influence dominante qui est celle de la cupidité, il y a cependant, même en Grèce, une voix publique et tellement haute [...].
Par suite de cette voix puissance et populaire et des discours et des opinions plus modérés de quelques personnes indépendantes et élevées, voici l'état politique actuel (15 juin 1835).
La Grèce qui n'est encore rien par elle-même, puisqu'elle n'a ni population en rapport avec son étendue, ni armée, ni impôts suffisants pour couvrir les dépenses ; la Grèce (quoi que son roi soit majeur) est en état de tutelle ; et ses tuteurs étant les grands états de l'Europe, ont des intérêts divers et la travaillent en sens opposés [...] .
Il passe en revue l'influence des trois puissances dominantes (Russie, France, Angleterre), dresse un bilan de l'état militaire et économique du pays, puis passe en revue les principales îles au point de vue de leur production (Syra, Tyne, Myconi, Andros, Paros et Anti-Paros, Naxos, Milo, l'Argentière, Crête ou Candie, Tassos, Rhodes).
L' auteur fait le bilan avant son départ :
La Grèce en 1836, au moment où je la quitte, est encore un pays sans stabilité et qui n'offre aucune garantie pour l'avenir.
Les troubles de Romélie se prolongent, et sont une plaie profonde, parce qu'ils privent le gouvernement des impôts et des ressources des provinces dévastées, parce qu'ils prouvent sa faiblesse à comprimer la rébellion ; parce qu'ils obligent à tenir sur pied un nombre de troupes disproportionné avec les finances (800.000 hommes environ), parce que ces troupes qui, bien ou mal aujourd'hui, servent le Roi de la Grèce, se changeraient au lendemain de leur licenciement en révoltés pour avoir, dans le pillage, le remplacement d'une drachme par jour qu'ils perçoivent aujourd'hui.
Les finances de la malheureuse Grèce ne sont donc pas en voie d'amélioration ni de progrès [...] .
Il termine par des observations sur le Conseil d'Etat (avec la liste des conseillers) et sur la Phalange.





