Vous voulez être alerté par email, des ventes aux enchères d'objets ou d'oeuvres d'art ou de collection qui vous intéressent...

CLIQUEZ ICI
Restez alertés avec Auction.fr
Logo détails des lots Auction.fr

Vente Coutau-Begarie

Vente aux enchères du Mercredi 14 février 2007

Souvenirs Historiques, Militaria, Art Russe

Objets d'Art

Toutes les ventes de Coutau-Begarie

Coutau-Begarie - Paris

Résultats de vente sans frais

Lot 10 : Antoine Philippe d'Orléans, duc de Montpensier (1775-1807). Lettre autographe


Translate // traduire

Antoine Philippe d'Orléans, duc de Montpensier (1775-1807).
Lettre autographe signée : " PO ", Georges Hurt, le 8 novembre 1803, adressée à son frère le duc d'Orléans (futur roi Louis-Philippe), 2 p. in-folio.

Exceptionnelle et rarissime correspondance familiale entre " le Frère " (le duc de Montpensier) et " l'Ami " (le duc d'Orléans, futur roi Louis-Philippe), à l'époque où ce dernier vient de refuser à son frère le consentement d'épouser Lady Charlotte Rawdon, provoquant une rupture fraternelle entre les deux hommes. C'est d'ailleurs après une laborieuse réconciliation que le duc meurt prématurément rongé par la tuberculose, conséquence de son long séjour dans les cachots humides de la Révolution, le 18 mai 1807, dans les bras de son frère. "Mon Frère, si comme on me l'assure et si comme je désirerais si vivement pouvoir me le persuader, votre coeur est toujours tel que je l'ai connu jadis, vous ne vous étonnerez pas que le regret déchirant d'avoir perdu cet Ancien Ami que je chérissais avec toute la tendresse de mon âme et sur qui je comptais si parfaitement en tout et pour tout, ne me faille tout tenter pour le retrouver.
Il se peut et j'aime à me le dire, que de fâcheuses et trompeuses apparences jointes à l'effet naturel d'un violent chagrin n'aient contribué à me faire porter un jugement trop précipité.
Oh avec quel empressement n'en conviendrais-je pas et combien l'amour-propre est, selon moi, de peu de poids lorsqu'il entre en balance avec de pareilles considérations! Mon Frère, si vous songez à toutes les peines que m'ont causés les effets de votre zèle, quelque pur qu'il fut et que j'espère encore qu'il était, vous ne me blâmez pas de solliciter de vous en ce moment une preuve d'affection qui, si elle m'est accordée, me déterminera à voler sur le champ vers vous à vous presser contre mon coeur et à oublier pour jamais tout sujet de mécontentement et de ressentiment contre vous. Je ne crois pas porter mes prétentions trop haut. Je ne me promets point du tout d'obtenir jamais la révocation des refus que le roi et ma mère ont prononcé sur l'objet de mes voeux, mais je vous demande de fixer un terme que je laisse entièrement à votre discrétion et au bout duquel si mes sentiments ne sont point changés, si mes idées sont toujours les mêmes, vous puissiez reconnaître que mon attachement pour Lady Charlotte ne tiens en rien à ces lubies de petites gens, à ces fantaisies passagères et de courte durée que vous avez vous même éprouvé ainsi que moi, mais est fondé sur les bases les plus solides d'estime et d'amitié, de connaissance réciproque de nos caractères, de connivence parfaite de sentiment, d'idées et de goûts, qu'enfin y voyant le bonheur de votre Frère si positivement et réellement attaché, ainsi que celui d'une personne dont vous pouvez apprécier l'amitié, vous ne me refusiez pas alors d'unir vos efforts aux miens pour obtenir le changement en ma faveur des disposions que dans un autre temps vous aviez cru devoir solliciter contre moi.
De grâce pesez bien ma demande, pesez bien toutes les funestes conséquences d'un nouveau refus! Songez que quant à la répugnance de me voir contracter des obligations pécuniaires envers quelqu'un ( si toutefois même on peut leur donner ce nom ), cette répugnance doit cesser lorsqu'on réfléchit que c'est envers l'ami le plus estimable et le plus estimé qu'on les contracte, que quant à la crainte de paraître aux yeux du public, avoir été guidé par un vil intérêt, cette crainte disparaît aussi devant la réflexion que j'aurais pu choisir des partis beaucoup plus avantageux sous ce rapport, que quant aux alliances futures de Beaujolais et de ma soeur, les personnes les plus dignes de foi en pareille matière l'accordent à affirmer que l'alliance même désavantageuse d'un des Frères ne peut jamais dans aucun cas influencer sur celle des autres, qu'enfin vous obtiendrez au moins par ce moyen la douce consolation de ne pas avoir à vous reprocher le malheur de deux êtres qui, certes, ne méritèrent pas d'y être condamnés par vous! Mon Frère, mon bon Frère, mon Ancien Ami, s'il est bien vrai que je ne vous ai pas perdu pour toujours et que ce soit encore à vous que je m'adresse, vous ne m'en refuser pas cette preuve et vous me trouverez de mon côté bien empressé à vous rendre un Ami, sur la vive et sincère tendresse duquel vous pourrez à jamais compter. "

Iwan WINBERG - Zar Nikolaus I. Pauwlowitsch von Russland
Adjugé 85 000 €

04 mai 2012 - Beaussant-Lefèvre

Josef Capek - King Lear
Adjugé 257 143 €

06 mai 2012 - Vltavin - Aukcni Sin Vltavin, s r. o.