Vente Aguttes
Vente aux enchères du Mardi 17 juin 2008
Dessins et Tableaux Anciens, Argenterie, Extême-Orient, Art Islamique, Mobilier
Peintures & Arts Graphiques
Toutes les ventes de Aguttes
Aguttes - Neuilly/Seine
Résultats de vente avec frais
Lot 34 : Attribué à Jacques BLANCHARD (1600-1638) - Joseph et la femme de Putiphar
Ajouter à ma sélection
Envoyer ce lot à un ami
Partager ce lot sur Facebook
Attribué à Jacques BLANCHARD (1600-1638)
Joseph et la femme de Putiphar
Toile.
86 x 112 cm
Provenance :
Vente Paris, Hôtel Drouot, 19 avril 1989, N° 39 reproduit en couleurs.
Vente Sotheby's Monaco, 19 juin 1994, N° 448, reproduit en couleurs (attribué à Blanchard).
Bibliographie :
Jacques Thuillier : Jacques Blanchard 1600-1638, catalogue de l'exposition musée des Beaux-Arts de Rennes, 6 mars - 8 juin 1998, cité sous le N° 41 C (localisation actuelle inconnue).
Se référant à Félibien et à Charles Perrault, c'est à l'extraordinaire talent de coloriste que Blanchard doit son surnom de Titien français. Issu d'une famille de peintres, Jacques Blanchard est élève d'Horace Le Blanc à Lyon dont l'art se situe entre le maniérisme de Jacopo Palma et le baroque Bolonais. En 1624, Blanchard part pour Rome où il se familiarise aux oeuvres de Guido Reni et de Lanfranco, s'imprégnant également du style du Dominiquin. L'artiste se fixe pour deux ans à Venise, deux années déterminantes pour l'évolution de son style. De ces schémas empruntés à Titien, Tintoret et Véronèse, Blanchard aboutit à ce talent de coloriste aux veloutés chromatiques, aux pâtes savoureuses et aux suaves passages de tons. Mais Louis Desmont démontra que Blanchard fut également influencé par ses contemporains Jan Liss, Strozzi et Feti, faisant le lien avec les flamands puisque Feti subit l'influence de Rubens et de Johan Liss, lui-même formé dans l'atelier de Jordaens. Notre tableau est probablement une reprise autographe, avec l'aide d'assistants, d'un tableau perdu de Blanchard, connu par une gravure de Cornelis Blomaert qui porte en bas un quatrain en latin que l'on peut traduire comme suit : “Que par son visage lascif ne vous émeuve pas cette femme / toute brûlante qu'elle est d'un brûlant adultère : mais bien plutôt Joseph, dont le coeur chaste / est assez ferme pour vaincre de si charmants attraits”.





