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Lot 104 : Charles DESPIAU (1874-1946) - La Bacchante, 1909
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Charles DESPIAU (1874-1946) La Bacchante, 1909
Épreuve en bronze à patine noire Signée deux fois ; cachet Valsuani fondeur, Paris, numérotée 4/8 Hauteur : 26 cm (10 1/4 in.)
Provenance :
- Collection Madame R.Stone, New York
- Acquis directement du sculpteur avant 1939
Expositions :
- Galerie JGM, Paris
- Galerie Renou et Poyet
- Exposition Despiau, Musée Rodin, 1974, voir n°65
Bibliographie :
- Catalogue du Musée municipal de Mont-de-Marsan, page 21 n°10.
- Catalogue Donjon, Mont-de-Marsan, 1975, n°44. CHARLES DESPIAU « BACCHANTE »
- 1909 Monsieur Alain Kotlar, expert pour l'œuvre de Charles Despiau, a bien voulu nous confirmer que la date de création de la Bacchante était 1909. Monsieur Alain Kotlar nous a cependant précisé que la Bacchante « jambe droite soulevée » était une variante de 1929.
Charles DESPIAU : Une vie pour la sculpture Charles Despiau est né le 14 novembre 1874 à Mont-de-Marsan dans les Landes.
Son père et son grand-père étaient plâtriers. En 1892, pourvu d'une bourse départementale qui l'aide à s'installer dans la capitale, il s'inscrit à l'École des Arts Décoratifs de Paris. A 21 ans, Despiau entre à l'École des Beaux-Arts où il remporte le prix au « concours de figure modelée ».
En 1904, il épouse Marie Rudel, très jolie femme, dont il est passionnément amoureux, qui lui servira souvent de modèle et lui inspirera ses premiers portraits.
Les débuts du couple sont particulièrement difficiles sur le plan financier.
Si Despiau remporte des succès d'estime, les commandes ne suivent pas, et pour survivre, ils colorient tous deux des cartes postales.
De 1898 à 1900, Despiau expose au Salon des Artistes Français.
Il quitte ce Salon qu'il juge trop pompeux pour celui de la Société Nationale des Beaux-Arts dont il devient sociétaire.
En 1907, il est remarqué par Rodin qui s'assure sa collaboration comme praticien, ce qui lui garantit des revenus réguliers.
En dehors des pratiques pour Rodin (dont le Génie du repos éternel), les commandes arrivent enfin (Circé en 1912, un monument pour Buenos Aires en Argentine, des portraits aussi).
Après la guerre, recommence une vie difficile pour l'artiste. Despiau fait des portraits pour son propre compte avec des modèles amis (Mme Derain en 1922, Mlle Nouveau en 1917, et bien d'autres) et réalise également quelques figures : Suzanne (1920), L'athlète au repos (1923), Le nu assis (dit aussi Le Printemps 1923).
Despiau n'expose plus seulement au Salon, mais aussi en galeries où son talent de dessinateur, mise à part la sculpture, est remarqué (Galerie Barbazanges, sous contrat).
En 1923, Despiau est membre fondateur du Salon des Tuileries avec Maillol, Bourdelle et Wlérick entre autres.
Si la gloire n'est toujours pas au rendez-vous, il a la reconnaissance de la critique et des collectionneurs avisés.
Cette même année, Eve, exposée au Salon de Paris, lui apporte éloges et attentions.
Après l'Exposition internationale des Arts Décoratifs de 1925, il est connu des milieux internationaux de l'art et la consécration arrive en 1927 avec la première exposition à New York à la Galerie Joseph Brummer où tout est vendu.
C'est la gloire, les commandes affluent, la presse américaine est élogieuse, enthousiaste.
Franck Crowninshield, propriétaire du magazine Vanity Fair, devient son plus important collectionneur en Amérique.
En 1937, Despiau présente 52 sculptures à l'Exposition Universelle au Petit Palais à Paris, presque autant que Maillol. C'est la consécration française de son talent, il a 63 ans.
L'aristocratie et la grande bourgeoisie lui commandent ses portraits (Princesse Murat, 1932, Mme David-Weill, 1936, Lindbergh 1939).
Despiau meurt en 1946.
Il reste l'un des artistes majeurs de la sculpture française du XXe siècle.





