Vente Coutau-Begarie
Vente aux enchères du Vendredi 9 avril 2010
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Coutau-Begarie - Paris
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Lot 8 : Ecole FRANCAISE du XVIIIe - Portrait de Mademoiselle de Charolais
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Ecole FRANCAISE du XVIIIe siècle, suiveur de Jean-Marc NATTIER
Portrait de Mademoiselle de Charolais.
Toile
95 x 79 cm
Provenance :
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, 22 mars 1950, n° 91 (Atelier de Nattier).
Mademoiselle de Charolais.
Louise-Anne de Bourbon-Condé, dite Mlle de Sens ou plus couramment Mlle de Charolais, est née à Versailles le 23 juin 1695 et morte à l'Hôtel de Rothelin-Charolais à Paris le 8 avril 1758.
Fille de Louis III de Bourbon-Condé et de Louise Françoise de Bourbon (1673-1743), dite Mlle de Nantes, Louise-Anne de Bourbon-Condé resta célibataire, préférant mener une vie libre, et même passablement dissolue. En l'absence de fille du duc d'Orléans, elle porta le titre de « Mademoiselle » jusqu'en 1726, puis le perdit et le reprit en 1728 à la mort de Louise Marie d'Orléans.
Parmi ses nombreux amants, elle fut la maîtresse du duc de Richelieu dans la période suivant la conspiration de Cellamare, dans laquelle le duc avait été impliqué, tout comme sa tante la duchesse du Maine. Elle aimait à recevoir ses amants nue, sous un vêtement de moine cordelier, habit qu'elle pouvait ôter plus rapidement qu'une robe de cour.
Peu soucieuse du scandale, mais désireuse de jouer un rôle politique, elle détourna son cousin Louis XV de ses devoirs conjugaux et chercha à le pourvoir en maîtresses, si bien que le comte d'Argenson l'appela « la maquerelle royale ».
En 1740, elle vendit la terre de Vallery où tous les Condé avaient été inhumés. Elle possédait le château d'Athis à Athis-Mons (actuel département de l'Essonne) et, depuis 1735, l'hôtel de Rothelin-Charolais, rue de Grenelle à Paris. Elle mourut en 1758. Elle fut inhumée au couvent des carmélites du Faubourg Saint-Jacques.
Une miniature conservée au Musée Condé de Chantilly reprend notre tableau (voir B. Lossky, « Trois portraits de princesses de la maison de Bourbon-Condé au musée de Tours », Revue du Louvre et des musées de France, 1963, n° 6, p. 268, reproduit).





