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Vente du Mercredi 18 juin 2008
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Lot 7 : GRAND CALICE EN VERMEIL OFFERT À VITAL-HONORÉ TIRMARCHE..
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GRAND CALICE EN VERMEIL OFFERT À VITAL-HONORÉ TIRMARCHE, CURÉ DE HAM, PAR LE PRINCE LOUIS NAPOLÉON
Il est richement décoré en repoussé et en ciselure. Sur la bordure externe du pied rond : des rinceaux séparant trois réserves avec des têtes de chérubins. Sur la partie bombée du pied, trois réserves, séparées par des gerbes de blé et des grappes de raisin, représentant : le songe de Jésus au jardin des oliviers, la deuxième chute de Jésus lors de la montée au Golgotha en présence de Simon de Cyrène, la mort de Jésus sur la croix. La tige balustre est décorée de palmes et de lauriers, et le nœud porte trois réserves ornées de trois allégories : l'Espérance, la Charité, la Foi. La coupe de forme tulipe est enchâssée dans une fausse coupe ajourée et finement ciselée d'une gerbe de blé, de pampres et d'une gerbe de roseaux séparant trois médaillons présentant le profil de Jésus, de Marie et de Pierre. (Réparation ancienne à la tige près de la base de la coupe).
Sur la face interne du rebord du pied est gravé : SOUVENIR DE S.A. LE PRINCE LOUIS NAPOLÉON BONAPARTE À Mr TIRMARCHE CURÉ DOYEN DE HAM ”.
France, Paris vers 1845.
Hauteur : 34 cm - Poids : 754 g.
P.M.
Poinçons :
- tête de Minerve : premier titre de Paris, à partir de 1838.
- orfèvre Alexis RENAUD, 16 quai Pelletier, insculpation 25 avril 1831, biffage 10 novembre 1847.
Note :
Un calice identique avec sa pâtène est conservé au Victoria & Albert Museum de Londres (inv. M et a.1975).
Après l'échec de son coup d'état, le 6 août 1840, le Prince Napoléon fut condamné à la prison à perpétuité et emprisonné dans la forteresse de Ham (Somme), du 8 août 1840 au 25 mai 1846, date à laquelle il s'évada en se substituant au peintre Badinguet.
Pendant sa détention, il s'était lié d'amitié avec le curé TIRMARCHE, attaché au fort de Ham, qui venait lui dire la messe dans une petite chapelle, et avec lequel il avait de fréquents entretiens.
L'empire restauré, Napoléon III fit élever Vital-Honoré Tirmarche au rang d'évêque “ in partibus ” d'Adrassus en Cilésie (Asie Mineure). Le titre “ in partibus infidelium ” était honorifique et désignait un ancien siège épiscopal de l'Église dans des contrées lointaines et désormais disparu. Bien que sans fidèles, l'évêque “ in partibus ” pouvait être appelé à des fonctions administratives ou diplomatiques.
Monseigneur Tirmarche intégra la Grande Aumônerie de la Maison de l'Empereur. Le 18 janvier 1864, il fut nommé Premier aumônier de l'Empereur et de la Maison impériale, Chanoine honoraire du premier ordre du chapitre de la basilique de Saint-Denis.
Napoléon III exprima également sa gratitude envers la bienveillance de son geôlier au fort de Ham, en nommant ses filles, Marie et Esther Bayle, Demoiselles d'atour de l'Impératrice Eugénie.









