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Lot 132 - FUSILS DES CHASSES ROYALES - Long et fin fusil à silex des Chasses royales aux [...]

Estimation : 25 000 € / 30 000 €

FUSILS DES CHASSES ROYALES
Long et fin fusil à silex des Chasses royales aux Armes du comte d’Artois, frère du roi, par Allevin Arquebusier de Monsieur.
Canon rond, patiné, à méplat sur le dessus, à pans au tonnerre, ciselé sur le dessus de colonnes fleuries, d’un trophée, de nuage, d’urne enflammée et d’une fleur de lys rayonnante sur monogramme « JA » de l’arquebusier Allevin. Queue de culasse gravée en suite. Surmonté d’un large cran de visée en argent ciselé et découpé, orné de bouquets, gravé d’un soleil à visage d’enfant. Point de mire en argent. Platine gravée de rinceaux et signée « Allevin Arquebusier de Monsieur Frère du Roi A Paris » et chien col de cygne à corps rond. Bassinet rond en fer. Superbes garnitures en argent découpé et ciselé en fort relief. Pontet orné d’un trophée d’armes et sur le devant d’une urne fleurie, trophée d’arme et fleurs. Numéroté sur la queue de pontet « 5 », ciselé en suite de fleurs et feuillages. Plaque de couche à bords mouvementés décorés en suite. Monture en noyer.
Crosse à joue en maroquin bordé d’un galon argent. Col de crosse sculpté portant incrustée une pièce en argent gravée des Grandes Armes du comte d’Artois.
Long fût sculpté à entrée et deux porte baguette en argent. Baguette en fanon à embout en corne marbrée.
Poinçon d’argent « A » sous couronne (Paris, 1764).
Longueur : 130 cm
B.E. Vers 1780.

Jean Baptiste Claude ALLEVIN, arquebusier du Roi et de Monsieur, vers 1760-1780. Il fut également arquebusier de la capitainerie royale des chasses du Louvre. Ses armes sont toujours d’une grande qualité.
Charles Philippe (1757-1834) comte d’Artois, puis Charles X, roi de France (1824-1830). Petit-fils de Louis XV, frère de Louis XVI et de Louis XVIII, Charles Philippe porte avant son accession au trône le titre de comte d’Artois. De son mariage (1773) avec Marie-Thérèse de Savoie, il a eu trois enfants, dont le duc d’Angoulême et le duc de Berry. Viveur fastueux et impopulaire, il se met dès 1789 à la tête de la contre-révolution : dans la nuit du 16 au 17 juillet 1789, il doit fuir et donne le signal de l’émigration. Jusqu’au printemps de 1791, fixé au Piémont et considéré comme le chef de l’émigration, il déploie auprès des cours étrangères une intense activité. Il contribue avec Calonne à la déclaration de Pillnitz (27 août 1791) et assiste à Valmy à la tête de l’armée des émigrés.
Lieutenant général du royaume (février 1793), il réside en Angleterre jusqu’en 1814. Confirmé alors dans sa charge, il prépare le retour de Louis XVIII, devient colonel-général de la Garde nationale, mais prend la tête de l’opposition ultraroyaliste qui se renforce après l’assassinat de son fils le duc de Berry (1820). Il accède au trône en 1824 et en sera chassé par les journées révolutionnaires de Juillet 1830. Il meurt en exil à Görz.

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Thème : Armes, Militaria, Chasse Ajouter ce thème à mes alertes