Créez un compte Premium et accédez aux résultats des ventes de plus d'un mois, avec leurs descriptifs et leurs photos !

Voir les offres Premium
Ma sélection

Lot 375 - Alfred Boucher Bouy-sur-Orvin, 1850 - Aix-les-Bains, 1934 - Volubilis - Marbre [...]

Adjudication sur abonnement

> Voir les offres Premium

Alfred Boucher Bouy-sur-Orvin, 1850 - Aix-les-Bains, 1934
Volubilis
Marbre blanc
Signé 'A BOUCHER'

Volubilis, white marble, signed, by A. Boucher
68 x 48 x 24 cm (26,77 x 18,90 x 9,45 in.)

Provenance : Collection J. P. Perrier ;
Vente anonyme ; Barcelone, Barcli's, 27 février 2003 ;
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire ;
Collection particulière, Barcelone

Bibliographie : Jacques Piette, 'Alfred Boucher 1850-1934, L'œuvre sculpté, Catalogue raisonné', Paris, 2014, p. 178, n° A38-17, repr. p. 181


Commentaire : Après avoir suivi l'enseignement de Marius Ramus, de Paul Dubois puis d'Augustin Dumont, Alfred Boucher est admis à l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1869 et décroche le deuxième prix de Rome en 1876 avec Jason décrochant la toison d'or. Portraitiste de renom, Boucher reçoit de nombreuses commandes publiques.

L'artiste se plait autant à représenter des allégories que des travailleurs anonymes, à mêler monde politique et monde rural. Il réunit ces notions dans ses représentations de La Peinture, l'Effort et l'Agriculture pour les monuments aux morts de Troyes et d'Aix-les-Bains, inaugurés tous deux en 1922.
Le modèle de Volubilis émane à la fois de l'inspiration d'un poème de René François Sully Prud'homme et d'une des figures qu'Alfred Boucher réalisa en 1894 pour orner la tombe du fondeur Ferdinand Barbedienne (1810 - 1892 )au cimetière du Père Lachaise.

Habitué à exposer ses œuvres au Salon depuis l'Enfant à la fontaine de 1874 (œuvre pour laquelle il reçoit une médaille de troisième classe), Alfred Boucher décroche un véritable succès critique aux Salons des Champs-Elysées de 1896 et de 1897 avec la représentation de Volubilis en pieds. Fort de cet engouement, l'artiste décide de décliner cette œuvre, tout en gardant la position du buste de trois-quarts face et du visage de profil.

Ces variations de jeunes femmes dénudées, représentées en buste ou à mi-corps, possèdent des noms poétiques : "Le Souvenir", "Le Printemps", "Le Rêve ".

Chaque exemplaire révèle l'attention particulière donnée par l'artiste à un détail de la composition.

Dans cette œuvre, l'émergence depuis un bloc de marbre brut d'une figure féminine gracile ainsi que le contraste entre les matières et la technique du non-finito évoquent à la fois le travail de son ami Auguste Rodin et celui de Michel-Ange.

Demander plus d'information

Thème : Sculptures Ajouter ce thème à mes alertes