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Lot 381 - Auguste RODIN (1840-1917). - Le désespoir (grand modèle) - vers 1893. Epreuve en [...]

Estimation : 90 000 € / 120 000 €

Auguste RODIN (1840-1917).
Le désespoir (grand modèle) - vers 1893.
Epreuve en bronze à patine brun vert nuancée.
Georges Rudier fondeur Paris. Signé sur le rocher.
H : 31,7 ; L : 22,9 ; P : 29,7 cm.


Cette œuvre figure dans les Archives de Monsieur Jérôme Le Blay pour le Comité Rodin en vue de la publication du Catalogue de l’œuvre sculpté d’Auguste Rodin actuellement en préparation.

Un avis d’inclusion en date du 19 octobre 2015 sera remis à l’acquéreur.

Provenance : - Musée Rodin, Paris - Dominion Gallery Montréal (acquis en novembre 1967) - Collection privée Montréal.


Regroupant l’ensemble des passions humaines, La Porte de l’Enfer présente sur son vantail gauche la figure du Désespoir, première version du thème, dit “de la Porte”. Les divers éléments qui constituent cette porte sont généralement retravaillés individuellement, ceci s’appliquant également au Désespoir, vers 1893. Le Désespoir, Grand modèle, fut obtenu suite à un moulage d’une version en marbre que Rodin réalise pour l’américaine Harriet Hallowell, également artiste et conserve donc, à l’origine, une base en forme de rocher.

Au contraire du Désespoir de la Porte, la figure du Grand Modèle ne présente pas une jambe maintenue à la verticale mais à l’horizontale, dans le prolongement du bras. Il existe 4 versions dont le traitement de la base a été décliné. Deux esthétiques principales permettent de les différencier, l’une avec une terrasse sous forme de rocher ou de base simple et une autre avec une terrasse sous forme de semelle, présentée généralement sur un véritable bloc de pierre. Concernant l’édition du Désespoir, grand modèle, le sculpteur commanda 6 épreuves entre 1902 et 1917. Suite à son décès, le Musée Rodin relança l’édition de 4 exemplaires entre 1917 et 1949 par l’intermédiaire du fondeur Alexis Rudier.

Enfin, 8 autres exemplaires furent réalisés par Georges Rudier entre 1961 et 1967. Le succès de ce modèle, s’explique par son caractère tout en simplicité et équilibre, et une composition d’une très grande élégance. La posture, quelque peu ramassée, évoque la douleur, à laquelle ce modèle est souvent associé. Rodin offre ici une nouvelle vision du sentiment de désespoir.

Une autre fonte de Rudier, identique à la notre, est exposée au Metropolitan Museum de New York (donation Iris et Gerald Cantor Foundation).
Bibliographie : - “Catalogue du Musée Rodin” par G. Grappe, 1927 (le plâtre reproduit sous le n° 170 p. 68) - “Auguste Rodin” par R. Descharnes et J.-F. Chabrun, 1967 (un autre exemplaire en bronze reproduit) - “Rodin” par I. Jianou et C. Goldscheider, 1967 (p.92) - “Rodin. sculpture and drawings” par C. Lampert, 1986 (le plâtre reproduit sous le n° 86 p. 208) - “Rodin’s Art : The Rodin Collection of the Iris & Gérald Cantor Center for the Visual Arts at Stanford University”, 2003 (un autre exemplaire en bronze illustré sous le n° 70 p. 260) - “Les Bronzes de Rodin. Catalogue du Musée. Volume I” par A. Le Normand-Romain, 2007 (plâtre, marbre et bronze reproduits p. 306 à 309).






Expositions : - “Rodin Udstillingen, skulpturer, malerier, tegninge”, Chalottenborg, Copenhague, 1930. (un exemplaire en bronze exposé sous le n° 195) - “An exhibition of fifty bronzes by Auguste Rodin”, David Jones Art Gallery, Sydney, 1969. (un exemplaire en bronze exposé sous le n° 13) - “Rodin. Eros und Leidenschaft”, Vienne, 1996 (un exemplaire en bronze exposé sous le n° 81) - “Rodin en 1900. L’exposition de l’Alma”, Musée du Luxembourg, Paris, 2001. (un exemplaire en bronze exposé sous le n° 41)

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Thème : Sculptures Ajouter ce thème à mes alertes