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Lot 511 - AUX ARMES DE MARET, DUC DE BASSANO [MANUSCRIT] - LAMBERT DE CHAMEROLLES [...]

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AUX ARMES DE MARET, DUC DE BASSANO [MANUSCRIT] - LAMBERT DE CHAMEROLLES (Paul-Augustin).
Cantate pour le passage de Napoléon le Grand à Tours. Paroles de Mr. le baron Lambert, préfet de Tours , composée & offerte à Madame la Duchesse de Bassano [née Marie-Madelaine Lejéas-Carpentier] par Mr. Hermann. S.l., s.d., (1808), in-4 oblong (30 x 22 cm), [32] ff. n. ch., musique notée, maroquin cerise à long grain, dos lisse orné de grecques, fleurons et lyres dorés, double encadrement de double filet doré enserrant une guirlande sur les plats, armes au centre, hachuré doré sur les coupes, tranches dorées, dentelle intérieure, gardes de papier marine (reliure de l’époque).
Petites usures aux coins.
(VP4).
{189464} Très bel exemplaire, dans une provenance extrêmement rare. Manuscrit unique réalisée à l’occasion du passage de l’Empereur à Tours. Il n’est pas facile, en l’absence de date formelle, de préciser à quelle occasion cette cantate a été composée. Si l’on se base sur l’intervalle où Paul-Augustin-Joseph Lambert de Chamerolles (1764-1817) a été préfet d’Indre-et-Loire, on peut se restreindre à la période comprise entre le 31 janvier 1806 et le 1er février 1812. Entre ces deux dates, Schuermans (Itinéraire général de Napoléon Ier) ne mentionne que trois passages de l’Empereur dans la ville de Tours : 1. Le 3 avril 1808, sur la route qui le mène à Bayonne, il y passa à midi et demi, sans s’arrêter , 2. Les 12 et 13 août 1808, il coucha à Tours, en revenant de sa visite de l’ouest, et ne quitta la ville que le 13 à midi , 3. Le 30 octobre 1808, en route pour l’Espagne, il traversa Tours à minuit, de nouveau sans s’arrêter. C’est la date des 12-13 août 1808 qui naturellement paraît la plus plausible , il est possible qu’une petite réception ait eu lieu, et qu’à cette occasion on ait exécuté ladite cantate. L’objection provenant du décalage temporel avec les armes de Maret comme duc de Bassano (cf. infra) ainsi que de la nomination de Lambert comme baron (en 1809 aussi) ne tient pas si l’on suppose que les feuillets de la cantate furent reliés après leur rédaction, ou que la rédaction soit intervenue bien après l’événement, ce qui semble cependant moins probable. Jean-David Hermann (1760-1846), né en Allemagne, mais fixé à Paris en 1785, était un pianiste virtuose, qui avait donné des cours à Marie-Antoinette avant la Révolution. Enrichi par une habile spéculation sur les biens nationaux, il abandonna la pratique professionnelle de son art, et ne joua plus désormais qu’en amateur jusqu’à sa mort. Il serait curieux de savoir ce qui l’a poussé à créer cette pièce en 1808, ainsi que ses liens avec la femme de Maret, à laquelle la cantate est dédiée. Exemplaire de Hugues-Bernard Maret, duc de Bassano (1763-1839), avec ses armes ducales. Ces armes ayant été concédées le 15 août 1809 (celles de Maret, comte de l’Empire, sont notablement différentes), elles permettent de fixer un terminus a quo pour la reliure, sinon pour le texte (Maret n’était ni comte ni duc en 1808).

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