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Lot 1 - CITROEN TRACTION 11 AL FAUX CABRIOLET -

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CITROEN TRACTION 11 AL FAUX CABRIOLET
83304 KM COMPTEUR
N° DE SERIE 355420
N° DE COQUE AJ 02 99
1ere mise en circulation 1936
Carte grise normale

Le faux cabriolet traction que nous présentons aujourd’hui est passionnant à plus d’un titre :
*de par le modèle, qui est assurément la carrosserie la plus difficile à trouver dans la gamme Traction.
*de par ses deux propriétaires, car elle est en seconde main depuis 54 ans, le propriétaire actuel ayant très bien connu le tout premier.
*de par l’histoire à multiples rebondissements de sa coque alors que, bien que ferré en 1934, le véhicule n’a trouvé acquéreur qu’en 1937, celle-ci s’étant vu, avant acquisition, attribuer plusieurs numéros (source conservatoire Citroën) (nous vous renvoyons pour l’histoire complète de ce véhicule à l’article de M. Claude Bohère paru dans LVA du 23 mai 2019).
*de par son état, car celle-ci n’a pas été restaurée et n’a jamais cessé de rouler.
Un peu d’histoire de ce véhicule historique…
L’histoire commence par une coque de faux cabriolet, ferrée le 21 novembre 1934 et enregistrée de manière erronée dans les registres comme « cabriolet ».
Cette coque se verra attribuer par deux fois des numéros de série correspondant à des commandes qui seront annulées, et toujours comme cabriolet.
Le 19 mars 1937, notre faux cabriolet quitte l’usine pour le centre automobile Est-Parisien de Gustave Baehr.
Le 19 mai, deux mois plus tard, il est acquis par le futur colonel Marius Lhuillier, avec un bon de garantie libellé « cabriolet » !
Marius Lhuillier était rentré dans l’histoire pour avoir accueilli les plénipotentiaires allemands venus négocier l'armistice en 1918.
En 1937, il est en garnison au 9ème bataillon de chasseurs alpins à Antibes, avec sa nouvelle voiture.
Un jour, la Gestapo débarque au domicile du couple et rafle l’épouse du Colonel, absent lors des faits.
Dans le garage du domicile, il y avait cette superbe Traction «faux-cabriolet» sur laquelle un des collaborateurs de Brunner fera main basse pour s’en servir de voiture personnelle durant quelques mois, jusqu’à la libération en août 1944.
La voiture garde la trace du fanion de la Gestapo par un trou sur l’aile avant, qui n’a jamais été rebouché.
La guerre terminée, grâce à la plaque d’identification pieusement conservée, un proche du colonel lui signale sa voiture retrouvée à Grenoble.
L’histoire se poursuit en 1965 lorsque notre collectionneur, âgé de 15 ans, rencontre la voiture dans la propriété familiale de l’Yonne du colonel.
Il fut si enthousiaste à sa rencontre qu’il se la vit offrir.
Elle ne l’a depuis jamais quitté.

Durant toutes ces années des entretiens réguliers ont été effectués, un moteur échange standard de 1947 a été installé, une nouvelle robe bicolore lui a été appliquée dans les années 70 et c’est ainsi qu’elle nous parvient, dans cette authenticité toute singulière que l’on aimerait rencontrer plus souvent.
L’intérieur est d’origine, les sièges et la sellerie du spider sont en bon état, ses moquettes sont toujours présentes ainsi que les roulettes de cheminement du câble de commande de rideau arrière, le ciel de toit sera toutefois à reprendre tout comme les contre-portes.
On retrouve la trace de sa peinture d’origine bleu sur le tableau de bord, les planchers ont été repris par la mise en place d’une tôle à l’avant et à l’arrière du véhicule, le support de roue de secours a été ressoudé.
Les principaux éléments d’accastillage sont présents, on notera que les phares et la poignée de spider ne sont pas d’origine, le contacteur prelac est cassé tout comme le cimier de calandre et la fixation centrale de capot est à reprendre.
La mécanique démarre parfaitement et fonctionne sans bruit parasite, un entretien et un réglage moteur sera toutefois à envisager. Les freins répondent convenablement, le boitier de direction présente un jeu de ‘’principe’’ typique de ces premières traction et les amortisseurs arrière houdailles seront à remettre en état.
Une batterie de 12 v a été installée à l’intérieur du véhicule dans les années 70 afin d’alimenter un système antivol, cet équipement est aujourd’hui inactif.
La carrosserie se trouve dans un bon état de conservation, mis a part les planchers qui seront à reprendre. La peinture bi-ton beige et bleu forme une découpe agréable de la carrosserie et reste bien conservée, quelques inévitables accrocs sont toutefois présents.
La date de 1ère mise en circulation est fantaisiste, il a été demandé en préfecture un jour précis de l’année 1936 à son propriétaire.
Ce faux cabriolet traction plein de charme ayant fait la joie et le bonheur de deux hommes tout au long de sa vie ne demande qu’à reprendre la route avec à son volant un nouvel amateur qui saura préserver et sublimer cette part d’authenticité unique pour l’un des plus beau modèles de la marque aux chevrons..


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Thème : Véhicules de Collection Ajouter ce thème à mes alertes