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Fin de la vente: le 23 Juin 2017

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Lot 303 - Commode en acajou par Riesener Arch. Nat. O1 3319 (journal du Garde-Meuble), fol.207 [...]

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Commode en acajou par Riesener
Arch. Nat. O1 3319 (journal du Garde-Meuble), fol.207 r° v°
Elle est de forme rectangulaire à ressaut central, en acajou et placage d’acajou moucheté, ouvrant à cinq tiroirs. Ils sont répartis par un rang de trois petits tiroirs en partie haute et deux grands tiroirs dissimulant la traverse intermédiaire, en partie basse. Ils sont encadrés par des montants en pans coupés en retrait et incurvés, soulignés de moulures formants des réserves en élégie. Les côtés légèrement évasés en partie postérieur annoncent les montants arrière en ressaut.
Elle repose sur une base moulurée en ressaut formant tablier et larges pieds.
Décor de moulures d’acajou.
Bâtit de chêne.
Époque Louis XVI
Marbre blanc mouluré d’un cavet (restauré).
Belle ornementation de bronzes ciselés et dorés associés : larges sabots sur talons carrés à décor de feuilles, entrées de serrures écusson, entrées de serrures ajourées de guirlandes de fleurs et anneaux aux lauriers à pastilles.
Haut. : 87 cm - Larg. : 136 cm - Prof. : 59,5 cm
(restaurations d’usage)
Provenance :
- Numéro d’inventaire à l’encre au dos : N° 2889 correspondant à la livraison par Jean-Henri Riesener le 17 mars 1777 pour servir aux logements du Garde-Meubles de la Couronne, place Louis XV (place de la Concorde) - Arch. Nat. O1 3319 (journal du Garde-Meuble), fol.207 r° v°
- Famille aristocratique de Bretagne, de la Révolution à nos jours
- Hotel des ventes de Bretagne, 2014
Jean-Henri Riesener, reçu Maître le 23 janvier 1768
Note manuscrite de Monsieur le Chevalier de Fontanieu, intendant et contrôleur du mobilier de la couronne : ordre du 20 mars 1777
(une copie sera jointe au bordereau).
Certaines dates et certaines commandes royales vont nous aider à apprécier la commode que nous présentons.
En 1768, Riesener reçoit la Maîtrise
Dans l’année 1769, il finit le bureau du Roi Louis XV commencé par son maître J. F. Oeben.
En 1774, Riesener reçoit le titre d’Ébéniste ordinaire du Roi. Pendant 15 à 17 ans, de 1769 à 1784, Riesener fournira le Garde Meubles Royal et Marie-Antoinette la Reine. C’est la plus belle, des périodes du maître.
Notre commode est datée du 17 mars 1777 dans les archives du Garde Meuble sous le n° d’inventaire 2889. Elle est destinée pour servir aux logements du garde meubles de la Couronne, et se situe bien dans les plus belles années de sa carrière.
Le bâti est soigné, monté en chêne, à l’image de la qualité de Riesener. Le dessus est lisse assemblé à queues d’aronde dans les côtés. Le dos est composé de deux grands panneaux embrevés dans un cadre, lui-même glissé en rainures dans les montants arrière. Les tiroirs eux aussi montés en chêne sur quartier, dit aussi de Hongrie. Ce montage est identique au bâti de la commode de la chambre du Roi, conservée au Musée de Sèvres.
Le dessin et le registre décoratif de Riesener sont parfaitement représentés. Les proportions sont fortes et en même temps légères. Cet ensemble d’acajou de couleur soutenue est puissant, mais les formes et la variété des acajous lui donne beaucoup d’élégance. Il a l’Art et la Manière de choisir les essences afin de créer des volumes. Ici, c’est l’acajou moucheté dans des tableaux (dont le central en relief), souligné par des cadres moulurés en acajou en bois de fils plus clair qui crée le relief.
Une particularité de composition chez Riesener : les demis-cadres soulignant le ressaut central. Cette composition et ses variantes se retrouve sur presque toutes ses commodes.
La maîtrise et l’art du maître se retrouvent également dans la réalisation des montants. Sur notre commode, les pans coupés avant présentent une double difficulté : ils sont en ressaut mais aussi incurvés. Autre spécificité de l’ébéniste : l’amorce des montants arrière.
Le registre des bronzes chez Riesener est un univers complet. Hérité de son maître J. F. Oeben, il dispose d’une forge pour le fer (serrures, compas, mécanisme secrets...) et d’un four pour la réalisation des bronzes.
Les ciselures sont d’une grande finesse, proche de l’orfèvrerie. Riesener dessine est réalise ses modèles qui se distinguent de ceux de tous ses confrères. Nous avons un exemple typique sur les grands tiroirs de notre commode avec les deux grandes entrées de serrure composées de guirlandes ajourées.
Autre bronze tout à fait particulier qui se retrouve sur plusieurs commodes de cette période (1774- 1784) : les sabots en chausson en feuilles d’eau ou en feuilles d’acanthe.
Notre commode est un modèle unique, sur commande du Garde meuble, à rapprocher de la commande de Marie-Antoinette du 15 mai 1784, soit 6 ans plus tard.

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