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Lot 164 - Exceptionnelle feuille de laurier provenant de la Couronne qui sera portée lors du [...]

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Exceptionnelle feuille de laurier provenant de la Couronne qui sera portée lors du sacre de l’empereur Napoléon Ier (1804).
En or, à bords mouvementés, et fi nes nervures ciselées. Long : 9,2 cm. Largeur maximale : 2,5 cm. Poids net : 10 gr. (Infi mes traces pliures) 1804.

Présentée dans un écrin en maroquin rouge décoré au petit fer à l’or de frises de palmettes, entrelacs, étoiles et soleils. Gainé de velours vert postérieurement, il est signé à l’or « biennais au singe viole? rue s.honore n°511 » Platine, onglet et charnière en argent, avec sa clé en fer.
Dim : 14 x 8 cm. B.E. Provenant de la Couronne du sacre de l’empereur Napoléon Ier par Martin Guillaume Biennais From the crown worn by napoleon at his 1804 coronation by Martin Guillaume Biennais .
Gold, with undulating edges and nely chased veins. Lengt
H: 9.2cm. Maximum widt
H: 2.5.cm. Net weight: 10g. (tiny dents & signs of wear) 1804.
Presented in a red morocco case, 14 x 8cm, embossed in gold with palm-leaf and interlace patterning, stars and sunbursts, lined with green silk, signed in gold
Silver plate, mitre and hinge with original iron key. V.G. 164. « Biennais, vous avez créé une œuvre qui restera » Napoléon Ier Provenance : - L'une des feuilles retirées de la Couronne du Sacre de l’Empereur Napoléon Ier, avant la Cérémonie par l’orfèvre Martin Guillaume Biennais, à la demande du futur Empereur. - Offerte par Biennais, à l’une de ses fi lles, soit Marie Anne (épouse Dutartre, née en 1792), soit Amélie Victorine (épouse Dutartre, elle aussi, née en 1796). - Conservée dans la descendance de l’orfèvre jusqu’à nos jours.

Œuvre en rapport : - On citera l’autre seule feuille connue, celle provenant du peintre et miniaturiste Isabey. Détachée de la couronne lors d’un essayage avant le couronnement comme Roi d’Italie en 1805, comme l’explique le mot d’Isabey qui accompagnait la feuille : « A Saint Cloud en 1805, avant le départ pour Milan, j’essayais à l’Empereur la couronne royale qui devoit surmonter celle de laurier du Sacre à Notre Dame , une feuille se détacha. J’allais la remettre au 1er chambellan. Sa Majesté me dit, gardez-la comme souvenir de votre maladresse. » La feuille, montée pieusement en tabatière par Isabey à la fi n de sa vie, passée en vente à Cannes dans les années 80
(Expert : Jean Claude Dey), avait atteint 80 000 francs sans les frais. Préemptée par les musées nationaux, elle a rejoint les collections du Musée national de Fontainebleau. La face visible de la feuille d’Isabey est identique dans son dessin de nervures à la nôtre. Ses dimensions semblent identiques (la conservation de la feuille dans la tabatière ne permet pas de mesures exactes). historique de la feuille : L’histoire de notre feuille nous a été contée par Jeanne Renée de Valroger (1901-1993), née du Tartre, et descendante de deux filles de Biennais, Marie Anne et Amélie Victorine. L’article « Les six feuilles d’or » publié dans la revue Historia (n°134, janvier 1958, p.95-97) nous présente cette tradition familiale commençant par la présentation de la couronne de lauriers ciselée par Biennais avant le sacre, Biennais se présente aux Tuileries pour montrer son ouvrage à l'Empereur : En un geste de bienvenue, Napoléon s’avance vers le visiteur profondément incliné. « Alors Biennais, cette couronne ? » « La voici Sire. »
Entrouvant l’écrin qu’il vient de poser près de la fenêtre, sur la table de travail désertée par le secrétaire particulier, l’orfèvre off re respectueusement au souverain les fi ns lauriers d’or noués sur la nuque, à la romaine. « Elle est belle, mais il faut l’essayer » Biennais, reprend alors le joyau, le pose doucement sur le fr ont de l’Empereur qui s’est avancé vers une glace. « Belle..., mais lourde ! » « C’est le poids des victoires, Sire...il faut beaucoup de feuilles pour les rappeler toutes. » « Alors oublions-en quelques unes, car je ne saurais courber la tête sous leur faix. Au revoir Biennais vous avez crée une oeuvre qui restera. » A son retour des Tuileries, Biennais s’enferme en son atelier, il saisit et repose successivement, de ses vieilles mains d’artiste, quelques outils menus. Il oeuvre silencieusement.
Le soir venu, un sourire heureux animant ses lèvres minces, l’orfèvre regagne son logis familial, non sans avoir enfoui précautionneusement, dans les vastes poches de son habit, six petites boites de forme allongée. La maison de Biennais offre cet aspect riche et glacé que présentent alors celles des grands bourgeois de l’Empire. Sans s’attarder parmi les richesses inanimées des grandes pièces désertes, Biennais se dirige vers le petit salon où il sait devoir retrouver toute la tiédeur de sa vie familiale.
Quelques accords de harpe et tout un bourdonnement de jeunesse joyeuse l’accueillent déjà avant qu’il ait ouvert la porte. Six tourbillons juvéniles aux claires robes de très jeunes filles se précipitent vers lui et l’entraînent vers le fauteuil où l’attend sa femme. Il dit le contentement de l’Empereur : « Sa Majesté m’a félicité, mais le poids des lauriers l’incommode un peu. J’ai donc coupé six feuilles. » S’interrompant un instant, l’orfèvre extrait de sa poche les boites qu’il y avait enfouies et, les remettant une par une à chacune de ses filles, continua : « Dieu m’a donné six filles. A chacune je remets une de ces feuilles, dans lesquelles j’ai mis beaucoup de moi-même, elles représentent un peu de l’histoire de France. Gardez-les toujours et que vos enfants les gardent après vous. »
Ces cinq autres feuilles, offertes aux autres filles ne sont pas localisées ou disparues à jamais ?

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