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Lot 81 - Ferdinand HODLER (1853-1918), Lacs de Thoune et de Brienz avec taureau et vache [...]

Estimation : 150 000 € / 200 000 €

Ferdinand HODLER (1853-1918),
Lacs de Thoune et de Brienz avec taureau et vache fribourgeois, vers 1890,
Huile sur toile, Signée « Hodler » en bas à droite.
38,5 x 55 cm.

Provenance : collection particulière française, acquis probablement en 1901 à Zurich.

L’œuvre est enregistrée dans les Archives Hodler sous le numero 180126 0001.  ( Certificat du SIK ISEA Institut suisse pour l’étude de l’art en date du 19 avril 2018. )
Expert : Jacques de Pas.

FERDINAND HODLER (1853 – 1918)
Né à Berne le 14 mars 1853, Ferdinand Hodler devient orphelin à 14 ans, de 1868 à 1870, il effectue son apprentissage à Thoune chez le peintre Ferdinand SOMMER.
Il décide de s’installer à Genève dès1871, attiré par la renommée de François DIDAY et d’Alexandre CALAME, célèbres peintres alpestres. De 1873 à 1877, il suit l’enseignement de Barthelemy MENN, aux Beaux-Arts de Genève, peintre influencé par l’école de Barbizon et par COROT.
De 1879 à 1885, il remporte les concours Calame puis Dilay, obtient une mention de l’institut national genevois et fait sa première exposition personnelle à Genève. Lors de l’Exposition universelle de 1889 à Paris, il reçoit une mention pour « Le cortège des lutteurs ».
C’est en 1891, que Ferdinand Hodler présente à l’exposition municipale de Genève son tableau « La nuit ». Malgré l’acceptation unanime du tableau, le maire exclut la toile, jugée obscène. HODLER, alors, présente le tableau au salon du Champs de Mars à Paris, où il est salué par la critique et par les grands maîtres tels Auguste RODIN et Pierre PUVIS de CHAVANNES, modèle pour l’artiste.
Il exposera tous les ans à Paris, et c’est en 1900 qu’il décrochera une médaille d’or de l’Exposition universelle. En 1903, il est invité à Vienne où il y rencontre Gustave KLIMT, Koloman MOSER et Joseph HOFFMANN. Il recevra une consécration autrichienne à l’exposition de la Sécession de Vienne de 1904 puis sera élu président de la Société des Peintres, Sculpteurs et Architectes Suisses en 1908.
En automne 1914, il signe avec d’autres, la protestation contre le bombardement de la Cathédral de Reims par l’armée allemande. Il devient dès lors la cible de la presse allemande et est exclu de la plupart des associations d’artistes. Il se consacrera alors à la Suisse où en 1916, il enseigne à l’école des Beaux-Arts de Genève. En 1917, le Kunsthaus de Zurich lui consacre une rétrospective réunissant plus de six cents tableaux. Il décède en 1918 à Genève.
Ferdinand HODLER s’impose comme le peintre Suisse par excellence. Paysagiste hors-pair, à l’égale de CEZANNE, MONET ou MUNCH, il est aussi un portraitiste novateur. Il sera considéré de son vivant comme l’un des chefs de file de la modernité.

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes