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Lot 100 - Jean-Siméon CHARDIN (Paris 1699-1779) Chien barbet devant un col vert, huile sur [...]

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Jean-Siméon CHARDIN (Paris 1699-1779) Chien barbet devant un col vert, huile sur toile signée, 82,5x101cm. Provenance: Vente anonyme, Paris, Hôtel Georges V (Mes. Ader-Picart & Tajan), 28 juin 1988, n°29, reproduit. Bibliographie: P. Rosenberg, R. Temperini, Chardin, Paris, 199, N°44 reproduit. Notre peinture est l'une des rares de Chardin à présenter un animal vivant. Elle détonne d'ailleurs dans l'œuvre du maître par l'original dynamisme de sa composition puisqu'on y voit un chien attiré par un col-vert et surgissant par la gauche du tableau. L'impression générale de mouvement est assez éloignée des peintures majoritairement plus statiques, plus silencieuses de Chardin. On ne connaît qu'une seule autre peinture de l'artiste représentant également un jeune chien. Il s'agit de la peinture autrefois dans la collection Polo et datée par Chardin de l'année 1730, (Le chien barbet, Paris, collection particulière). Certainement de la même période, notre peinture est aussi datée sous la crosse de l'arme mais on ne distingue, hélas, pas les deux derniers chiffres! Les années 1730 sont des années charnières pour Chardin. L'artiste sort alors peu à peu d'une première période de créativité caractérisée par une manière assez vigoureuse et spontanée qui l'occupa autour de 1728 (date de ses premières natures mortes signées) et 1730. Autour de 1730, Chardin s'essaya a des nouvelles manières composant ses natures mortes différemment, en y ajoutant comme ici, du vivant, ou en adoptant un style plus rigoureux et en quittant ces entablements "de travers" comme disait Pierre Rosenberg. Notre peinture appartient manifestement à cette période de recherches formelles et en plus de se rapprocher de la nature morte de la collection Polo, ressemble également à une toile du Metropolitan museum "chat guettant une perdrix et un lièvre". On y retrouve des éléments qu'on ne croisera plus dans l'œuvre de Chardin avec ces animaux cadrés à mi-corps, ces trophées de chasse occupant un coin de la composition, posés sur des entablements plus stables que par le passé. Chardin quittera par la suite la nature morte pour des scènes de genre au charme tout à fait particulier. Il ne reviendra finalement que dans les années 1750 à ce genre qui formait son premier goût. Notre peinture reste donc un précieux témoignage de cette transition dans la vie du peintre où il mêla divers éléments qu'il exploitera tout au long de sa carrière. VENTE SUR DESIGNATION. Tableau exposé chez l'expert M. René MILLET à Paris, Tel. +33 (0) 144 51 05 90

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes