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Lot 41 - Louis TOCQUE - (Paris 1696 - 1772) - Portrait de Pierre Simon Mirey, Secrétaire du [...]

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Louis TOCQUE
(Paris 1696 - 1772)
Portrait de Pierre Simon Mirey, Secrétaire du Roi, Conservateur des Hypothèques, peint en Chasseur tenant un Fusil
Sur sa toile d’origine
136 x 125 cm
Signé et daté en bas à droite L. Tocqué Pinx / 1743
Accidents et restaurations
Cadre

Provenance :
Collection Poan, le beau-frère de notre modèle, Paris, rue de l'Echarpe (d'après une inscription à la plume sur une étiquette au revers du cadre " appartient / à m. Paon St. Si... / rue de l'Echarpe n°2 / près la place royale") ;
Collection Wildenstein vers 1900 ;
Collection Maurice Kann, Paris jusqu’en 1906 ;
Collection de son fils Edouard Kann, Paris en 1909-1910 ;
Collection de sa soeur Madeleine Amélie Bicart-Sée, Paris en 1929 ;
Vente Collection de la Princesse X… et à divers amateurs, Paris, Galerie Charpentier, 2 décembre 1952 (Maître Rheims), n° 96, reproduit ;
Toujours resté dans la même famille.



Expositions :
Salon de 1743, n° 62 ;
Œuvres de l’Art français au XVIIIème siècle, Berlin, Académie Royale des Arts, 1910, n° 133 (Portrait d’homme).

Bibliographie :
Abbé P. F. G. Desfontaines, « Exposition des peintures, sculptures et gravures », Observations sur les écrits modernes, Paris, 1743, tome 47, pp. 299-300 ;
P. Dorbec, « Louis Tocqué », Gazette des Beaux-Arts, 1909, t. II, vol. 51, p. 462 et note 1 ;
Comte A. Doria, « Le Portraitiste Louis Tocqué », L’Art et les artistes, 1928, n° 91, p. 41 ;
Comte A. Doria, Louis Tocqué, Paris, 1929, n° 234, reproduit fig. 24 ;
Catalogue de l’exposition Largillierre portraitiste du dix-huitième siècle, Montréal, Musée des Beaux-Arts, 1981, reproduit p. 350 fig. V.

Notre tableau est un des plus beaux exemples de portrait de chasseur et témoigne parfaitement du goût du portrait sous le règne de Louis XV.
Toqué peint Pierre Simon Mirey, conservateur des hypothèques, assis vu au-dessous des genoux, en vêtement de chasseur, dans un paysage.

En 1743, Tocqué est déjà très apprécié. Elève de Nattier, dont il épouse la fille, Toqué est reçu à l'Académie en 1734 avec les Portrait du peintre Louis Galloche et du sculpteur Jean Louis Lemoyne (Paris, musée du Louvre), en même temps que François Boucher.
Il réalise de nombreux portraits d'apparat tel que le Portrait de Marie Leczinska en 1740 (Paris, musée du Louvre).
En 1759 il partira en Russie travailler auprès de l'impératrice Elisabeth Ière.

En 1743, Tocqué présente au Salon parmi d'autres portraits, deux portraits de la même famille : notre tableau et le Portrait de Monsieur Pouan, appuyé sur le dos d'un fauteuil (n°64 et 63), le beau-frère de notre modèle (Toile, 138 x 104 cm, Chaalis, musée Jacquemart André).
En 1744, il peint le Portrait de Madame de Pouan et de sa fille (Toile, 134 x 100 cm, dernièrement à New York, Sotheby's, 27 janvier 2005, n°7, reproduit), toujours considéré à tort comme étant le Portrait de Madame Mirey.

Pierre Simon Mirey (1702-1764) est d'une famille de marchands de vin.
Son père est 1er marchand de vin du roi à Paris et fournisseur de la Bouche du roi ainsi que le chef de la fruiterie de Monsieur le duc d'Orléans. Le père de sa mère est marchand de vin aussi.
Mirey eut six frères et sœurs dont l'une d'elle, Marie-Louise, sa sœur ainée, épousa le fils d'un marchand de vin, Pierre Pouan (1689-1765). Pierre Pouan est conservateur des Hypothèques en 1750 puis secrétaire du Roi en 1751.

Pierre Simon Mirey est représenté dans le cadre de sa passion, la chasse.
La mise en scène est simple et le traitement, riche et appliqué. Le portrait de Mirey est étonnant de laisser-aller, un morceau d'une rare harmonie d'ensemble et de tons de gris, bleus, violets, doux et fondus. L'attitude observée avec patience et sagacité est familière et enthousiaste.

En rapprochant notre tableau du Portrait d'homme en habit de chasseur par Largillierre à Karlsruhe et du Portrait du Prince Alexandre Kourakine de Nattier, nous voyons comment Tocqué est plus proche de Largillierre que de son maître et beau-père.
C'est à Largillière que Tocqué doit le rendu prestigieux des jabots et des manchettes en dentelles fines et légères, les tons si parfaitement harmonieux des vêtement, la somptuosité des étoffes, l'ampleur du drapé et de la lumière douce adroitement ménagée et favorable aux reflets qui baignent ses compositions.
C'est à lui-même qu'il doit cette approche directe du modèle, cette beauté de la matière, cette gentillesse du personnage qui font du tableau une œuvre unique.

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes