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Lot 29 - Lucio FONTANA (1899-1968) - CONCETTO SPAZIALE, ATTESE - 65-66 T 5 - 1965 - [...]

Estimation : 700 000 € / 800 000 €

Lucio FONTANA (1899-1968)
CONCETTO SPAZIALE, ATTESE
65-66 T 5
1965
Peinture à l’eau sur toile, trois fentes
Signé, titré et annoté au dos : l. Fontana / « Concetto Spaziale » / ATTESE / Faremo una / bella gita a Varese
27 x 35 cm
Bibliographie
Reproduit et répertorié dans Enrico Crispolti, Lucio Fontana, Catalogo ragionato di sculture, dipinti, ambientazoni, tome II, éd. Skira, Milan, 2006, p. 818
Reproduit dans l’ouvrage d’Enrico Crispolti, Fontana Catalogo Generale, Vol. II, Milan, 1986, p. 628
« Quand je m’assois devant une de mes fentes, à la contempler j’éprouve soudainement une grande
détente de l’esprit, je me sens un homme libéré de l’esclavage de la matière, un homme qui appartient
à l’étendue du présent et dans le futur »
Lucio Fontana
Le « Concetto Spaziale » inventé par Fontana a été décrit à la suite d’un événement Ambiente spaziale a luce Nera (environnement spatial à la lumière noire), le 5 février 1949 à la galerie del Naviglio à Milan.
Il consistait à appliquer les principes théoriques d’une utilisation de la lumière et d’une prise en compte globale de l’espace comme seuls matériaux de l’oeuvre. Dans une salle noire plongée dans la lumière de Wood, il fallait distinguer des formes en papier abstraites fluorescentes suspendues au plafond, baignées, éclairées par cette seule lumière. En 1958, Fontana commence ses fameuses Fentes Tagli, qui sont tout sauf des oeuvres purement abstraites et dont la connotation sexuelle est subliminale. Au sujet des fentes, Lucio Fontana s’exprimera ainsi : «La fente, le trou, les premiers trous, ce n’était pas la destruction du tableau, ce geste informel dont on m’a toujours accusé et sur lequel je n’ai rien dit, c’était, vraiment, la recherche d’une dimension qui dépassait le cadre du tableau, la liberté de concevoir l’art à partir d’un nouveau moyen, d’une nouvelle forme». Le concept se déplace alors vers la relation entre l’image et sa propre origine, l’origine du monde, la fente réelle. C’est la traduction du lien entre l’objet représenté et sa représentation que viennent interpréter ces fentes, créant ainsi une nouvelle relation établie par le tableau (entre le regardeur et l’oeuvre) : en ouvrant la toile, Fontana invite le regard du spectateur à franchir réellement l’épaisseur du support, à travers le cadre de la fente. A la fois tableau, toile monochrome et représentation en trois dimensions. Image et origine de l’image qu’il nommera Concetto spaziale : «Nous abandonnons l’usage des formes connus de l’art et abordons le développement d’un art basé sur l’unité du temps et de l’espace.»*
La grande exposition du 24 avril au 24 août 2014 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacrée à l’artiste italien des années 1950, inventeur du mouvement spatialiste l’a définitivement ancré au panthéon des plus grands artistes.
* Citation extraite du Manifiesto blanco : spazialismo paru en 1946 à Buenos Aires
Extrait Germano Celant, Lucio Fontana Ambienti Spaziali Architecture Art Environnement
Éd. Skira, Gagosian, New York, 2012. pp. 322-323

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes