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Lot 158 - Martin Vans Den Bogaert - dit Desjardins (1637-1694) - Statue équestre de Louis [...]

Estimation : 80 000 € / 120 000 €

Martin Vans Den Bogaert
dit Desjardins (1637-1694)
Statue équestre de Louis XIV
France, vers 1694
Bronze patiné
Socle en marqueterie de cuivre et d’écaille, placage en ébène, bronze doré
H. 65 cm, L. 47 cm, P. 27 cm
Provenance:
Ancienne collection de la comtesse de Pimodan


OEuvre d’une qualité exceptionnelle, reposant sur un socle en marqueterie
d’écaille et de laiton d’une belle élégance. Notre bronze apparaît comme un des
seuls vestiges de la statue équestre de Louis XIV à Aix, monument qui n’a jamais été finalisé par Desjardins.
La qualité du bronze présenté est particulièrement remarquable, on notera sa
belle patine brune avec une fine ciselure de la crinière et de la queue du cheval,
le traitement des cheveux du roi en longues boucles, la précision des traits du
visage avec les yeux incisés.
Sans doute réalisé vers 1690-1694, notre bronze correspond par sa composition
aux descriptions du Louis XIV à cheval que Desjardins devait réaliser en 1687
à Aix-en- Provence. Louis XIV monte triomphalement son cheval cabré, il est
assis sur un tapis à peau de lion servant de selle et noué autour de la croupe du
cheval. Coiffé d’une perruque à longues boucles, le roi est vêtu d’une cuirasse
de parade, richement ornée de longues lanières parées de masques, fleurs de lys
et des piastres en haut relief. Son ample manteau agrafé sur l’épaule flotte dans
le vent. Le Roi fait un geste de commandement avec le bâton qu’il tient dans sa
droite
Notre bronze est tout à fait comparable aux réductions en bronze connues de la
main de Desjardins, à Windsor Castle et à la Wallace Collection, qui ont servi
de modèle de présentation à l’artiste avant l’exécution du monument final. Il
peut aussi être comparé au modèle conservé dans les collections du Château de
Versailles .


Martin VANS DEN BOGAERT dit DESJARDINS
(1640-1694)
Originaire de Breda, aux Pays-Bas, il reçoit sa première formation auprès du
sculpteur anversois Verbruggen. Il s’établit en France avant 1661, date de
son mariage à Paris, et francise son nom en Desjardins. Ses premiers travaux
répondent à des commandes particulières, pour des hôtels et des églises de la
capitale (décor en stuc de l’hôtel Salé dans le Marais). Ses débuts sont facilités
par la protection de son compatriote Gérard Van Opstal. Sa réputation aidant,
il est sollicité assez vite pour les chantiers royaux. Sa contribution à Versailles,
pour être moins importante que celle de ses grands contemporains, n’en
comprend pas moins des oeuvres aussi merveilleuses que la figure en marbre du
Soir ou une Diane chasseresse (1680) qui s’élance, légère, l’arc au bout du bras,
suivie de sa levrette.
Le maréchal de La Feuillade, par flatterie envers le roi, lui commande un
monument à la gloire du souverain (qui fut érigé au centre de la place des
Victoires). Une première statue en marbre de ce grandiose projet est offerte
au roi et se trouve aujourd’hui à l’Orangerie de Versailles. C’est un Louis XIV
altier en costume de général romain. Le monument définitif (1685) montrait
le roi couronné par la Victoire, mais la Révolution le détruisit. L’autre
monument, équestre celui-là, qui est exécuté par Desjardins sur commande de
la Ville de Lyon n’a pas davantage survécu à la Révolution. De la statue de la
place Bellecour ne restent que des réductions.
Desjardins peut à l’occasion se montrer portraitiste de qualité, bustes de
Mignard, de Colbert, de Villacerf. Il collabore avec Girardon au monument
funéraire de Louvois aujourd’hui à l’hôpital de Tonnerre.

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Thème : Sculptures Ajouter ce thème à mes alertes