Créez un compte Premium et accédez aux résultats des ventes de plus d'un mois, avec leurs descriptifs et leurs photos !

Voir les offres Premium
Ma sélection

Lot 8 - Nikolaï Dmitrievitch MILLIOTI (1874 - 1962) - Portrait de Boni de Castellane [...]

Adjudication sur abonnement

> Voir les offres Premium

Nikolaï Dmitrievitch MILLIOTI (1874 - 1962)
Portrait de Boni de Castellane costumé. 1927
Huile sur toile.
Signée en bas à gauche. Située et datée Paris / 27 en bas à droite. Signée, titrée et datée sur la traverse médiane du châssis.
203 x 122 cm

Exposition : Paris, Galerie Charpentier, N. Millioti - Quelques Portraits, Quelques Paysages, Quelques Fleurs, 10 - 24 mai 1938, No.1 (figure au catalogue de l’exposition).

À partir de la fin des années 1920, Nicolas Millioti peint beaucoup de portraits (Alexandre Benois et sa fille Anna Tcherkessova, Teffi, Chaliapine, Tatiana Soukhotina - fille aînée de Léon Tolstoï, André Maurois, personnes non identifiées...) et des autoportraits.

Marie Ernest Paul Boniface, comte de Castellane - Novejean, puis marquis de Castellane (1917), dit Boni de Castellane, (1867 - 1932) est un dandy, figure mondaine de la Belle Époque. Son mariage avec Anna Gould, fille d’un milliardaire américain, lui barre certes l’accès à l’ordre de Malte, mais lui permet un faste extravagant. Le Palais Rose qu’il fit construire avec l’argent de sa femme était un monument d’architecture célèbre à Paris, malheureusement détruit en 1969.

Le marquis de Castellane, déjà atteint d’encéphalite épidémique depuis 1921 est représenté déjà lassé plus que blasé, le regard qui ne regarde plus rien d’autre que son monde intérieur, détaché de tout et indifférent à la fête du second plan, à laquelle il participe en la fuyant. Cette fête splendide en costume du XVIIIe siècle avec un feu d’artifice n’apparaît plus que comme un souvenir évanescent.

L’arrière - plan est à rapprocher de son tableau 1903, « La fête le soir » (à gauche) et de son autre tableau de 1913, « Pierrot et la Mort » (à droite).
Le personnage sur la gauche, très grimaçant, tourne en dérision la vie de vanité du sujet. La présence du serpent sur la marche inférieure souligne la possible proximité de la mort. Les ombres de feuillages portées sur Boni de Castellane soulignent cet état entre la lumière de la vie et les ombres de l’au - delà, qui prennent en partie possession de son être.

Ce portrait est très proche d’une icône, avec le saint très hiératique qui occupe la partie centrale, avec des personnages secondaires d’une taille beaucoup plus réduite et en arrière - plan des scènes de sa vie le caractérisant.

Demander plus d'information

Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes