Créez un compte Premium et accédez aux résultats des ventes de plus d'un mois, avec leurs descriptifs et leurs photos !

Voir les offres Premium
Ma sélection

Lot 161 - Ω IMPORTANTE STATUE DE WENCHANG WANG - en bronze laqué et doré, représenté [...]

Adjudication sur abonnement

> Voir les offres Premium

Ω IMPORTANTE STATUE DE WENCHANG WANG
en bronze laqué et doré, représenté trônant, les mains élégamment réunies devant le torse, le visage à l'expression sereine, moustache bifide et longue barbe lissée partant du menton, les cheveux rabattus vers l'arrière et s'échappant en deux longues mèches d'une haute toque, cette dernière ornée en léger relief d'une tablette s'élevant de nuées stylisées en forme de ruyi sur fond de rangs de perles verticaux, la divinité vêtue d'une longue robe aux amples manches épousant ses jambes, à décor de ruyi et gansée de rinceaux.
Chine, dynastie Ming, XVIe-XVIIe siècles.
Un socle en bois.

An IMPRESSIVE GILT LACQUERED BRONZE FIGURE, CHINA, MING DYNASTY, 16TH-17TH CENTURY.
HAUT. 115 cm (45 1/4 IN.)

16-17 各셩츠덜 붚펏쏜干匡끗뒨엌麟獗
PROVENANCE - 랬벌降훙澗꾜
Collection particulière, France.
랬벌降훙澗꾜
NOTE :
Notre statue est exceptionnelle tant par l’importance de sa fonte, elle mesure plus d’un mètre de haut ce qui constitue un tour de force, que par son extrême qualité de ciselure qui démontre la grande habileté des bronziers Ming. Ces spécialistes d’un matériau dont le prestige et l’usage sont, de manière intrinsèque, liés à ceux qui étaient les siens sous l’Antiquité. Ainsi, dans leurs creusets, le bronze devient-il en quelque sorte "une allégorie de la période antique chinoise, un symbole de durabilité, de pérennité, d’éternité. Tout objet en bronze entretient [en effet] un rapport de référence à l’Antiquité, même quand la technique diffère fondamentalement de celle qui a été pratiquée à l’origine.[1]" En l’espèce, notre personnage assis, identifié avec Wenchang Wang, la divinité taoïste des lettrés que l’on présente traditionnellement avec un sceptre ruyi dans les mains, fut coulé dans un bronze finement laqué et doré dès l’origine pour encore en rehausser le prestige. Il reprend, tant du point de vue de son costume que de sa majestueuse frontalité, un prototype finalisé sous les Song. Cf. le Portrait de l’empereur Huizong des Song (Song Huizong zuoxiang), au visage rond encadré de fins favoris, peint à l’encre et couleurs sur soie au XIIe siècle. Notre sculpture est à rapprocher d’un exemplaire en bronze de patine sombre présenté par Sotheby’s Paris le 15 décembre 2016 sous le numéro 144 et d’une autre statue, également de grandes dimensions mais à l’expression sévère, présentée par Sotheby’s les 23 et 24 mai 1974 sous le numéro 147 à New York.
[1] Michel Maucuer, Bronzes de la Chine impériale des Song aux Qing, Paris Musées : Les Musées de la Ville de Paris, 2013, page 108.

Demander plus d'information

Thème : Bronze Ajouter ce thème à mes alertes