Art Pré-Colombien : Collection Berjonneau-Muñoz chez Millon et Associés Paris, 75009 Paris

Fin de la vente: le 20 Septembre 2017


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Lot 74 - Palma Crocodile Veracruz, Exceptionnelle palma présentant un crocodile de Morolet [...]

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Palma Crocodile Veracruz,
Exceptionnelle palma présentant un crocodile de Morolet (Crocodylus
moreletii ) aux belles formes naturalistes. La tête dirigée vers le sol et
la queue spiralée aux excroissances rayonnantes vers le ciel. Les écailles
de l’animal sont sculptées en ronde bosse avec maîtrise et minutie. La
gueule de l’animal est fermée, les yeux sont grands ouverts et il semble
prêt à bondir symboliquement sur sa proie.

Cette oeuvre, à haute teneur
symbolique, personnifie probablement « l’axis mundi », la queue spiralée
évoque le serpent et exprime un concept de mouvement cosmique tandis
que l’axe central du corps de l’animal relie la terre au ciel. Le crocodile,
« Cipactli » en nahuatl, est aussi le glyphe du premier jour du calendrier
Aztèque se référant à la terre.
Les codes de l’art du Veracruz imposaient
donc de figurer les sauriens en position verticale afin de signifier leur
fonction de lien entre les différents mondes, aquatique et terrestre ou des
vivants et des ancêtres.
Cette oeuvre de taille importante peut être considérée sans nul doute
comme une forme majeure de l’archéologie mexicaine, l’iconographie est
d’une richesse inouïe.
Ceci est attesté par une exceptionnelle étude du
célèbre archéologue Jose Lopez Portillo de cette oeuvre.

Ce dernier décrit comment cet animal fantastique est à l’origine du monde et comment
il représente la structure même de l’univers : « un mythe ancien raconte
qu’un monstre immense, une sorte de serpent-dragon, occupait l’espace
cosmique, et que les dieux de la création le coupèrent en plusieurs parties
: la tête se transforma en treize cieux, la partie centrale devint la terre et
la queue vint former neuf inframondes ».

Et plus loin : « L’univers fut créé à partir du monstre Cipactli. Les dieux firent de sa tête leur demeure ; c’est là que se formèrent les constellations et les planètes et que les astres se
mirent en mouvement. Sur la terre, au centre, les hommes et les nourritures
se multiplièrent. L’inframonde, la queue, ouvrit ses portes aux morts ».
(« Quetzalcoatl », Mexico, 1977).

Il existe dans la littérature trois autres
Palmas Cipactli, deux appartiennent aux collections nationales mexicaines
(Pina Chan,1964 ; illustration.135 et RMN, Paris, 1990, p.197), une autre au
Musée de Philadelphie ( Kubler, 1954, ill.153) et celle que nous présentons.
Pierre de basalte à grains fins, sculptée et semi polie.
Veracruz, Mexique, Epoque Classique, 600-900 après J.-C.
43x22,5x11cm.

Provenance
Ancienne collection Garreau-Dombasle, acquis dans les années 1950

Publication
- « Chefs-d’oeuvre inédits de l’art précolombien », Gérald Berjonneau et
Jean-Louis Sonnery, Editions Arts 135, Paris, 1985, fig. n°63,
- « Olympic magazine », page 14, fig. n°14,
- « L’art Précolombien, Olmèque, Maya, Aztèque », Luis Aveleyra, Edita
Genève, page 249,
- « Mexique, Terre des dieux », Editions du Musée d’Art et d’Histoire de
Genève, 1998, pages 26 à 31, n°184 cf Quetzalcoatl 1977,
- « Ulama, jeu de balles des Olmèques au Aztèques », Editions du Musée
Olympique, Lausanne, 1997 ; page 109 fig. 48.

Exposition
- « Ulama, jeu de balle des olmèques aux aztèques », Editions du Musée
Olympique de Lausanne 26 Juin – 12 Octobre 1997 et reproduit au
catalogue de l’exposition,
- « Mexique Terre des Dieux - Trésors de l’art précolombien », Editions du
Musée Rath de Genève du 8 Octobre 1998 au 24 Janvier 1999.

Veracruz volcanic-stone palma of a crocodile
17 x 8 7/8 x 4 3/8 in.

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