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Lot 2 - PORTRAIT DE PETRARQUE ET DE LAURE DE SADE : - Plâtre gravé du double médaillon[...]

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PORTRAIT DE PETRARQUE ET DE LAURE DE SADE :
Plâtre gravé du double médaillon en bas-relief du poète toscan Francesco PETRARCA (1304-1374) et de sa muse, Laure de SADE (1310-1348) d’après les originaux en marbre se situant à Florence comme indiqué de la main de l’Abbé de SADE au dos. Les deux personnages se font face, le poète de profil encapuchonné et la tête ceinte d’une couronne de lauriers, symbole apollinion et signe de la distinction qu’il reçut à Rome le 8 avril 1341 lorsqu’il fut célébré, Prince des poètes. Laure de SADE, épouse de Hugues de SADE et fille du chevalier de NOVES, de face à la beauté mystérieuse, la main droite tenant ses cheveux. Inspiré des deux médaillons réalisés à la demande du poète en 1344 par Simone MARTINI (Simon de SIENNE). Quatre cartouches encadrés de bois noir de 30X28 cm (l’un pour chaque portrait, l’un avec un célèbre vers de Pétrarque en italien et le dernier avec le nom de Simon de Sienne et la date de 1344).
Jacques François Paul Aldonce de SADE, dit l’Abbé de SADE, Vicaire de l’évêché de Toulouse, puis de Narbonne, érudit et libertin, mondain et curieux d’histoire, d’antiquité et d’études littéraires, était l’oncle du Marquis de SADE. Retraité dans son château de Saumane dans le Vaucluse, il rédigea différents ouvrages dont le plus célèbre est sans conteste, Les mémoires sur la vie de François Pétrarque (Amsterdam 1764. 3 volumes in-4 publié anonymement). Passionné de la vie du grand poète et persuadé que son ancêtre Laure de SADE était bien la muse du poète, il dévoila, dans son livre, la nature de l’amour que Pétrarque ressentit pour elle depuis leur première rencontre le 6 avril 1327 à la sortie du couvent Sainte-Claire d’Avignon et jusqu’à la mort de Laure en 1348. La véracité de ses écrits fit dire à son ami, VOLTAIRE, « vous remplissez, Monsieur, le devoir d’un bon parent de Laure et je vous crois allié de Pétrarque, non seulement par le goût et les grâces mais, parce que je ne crois point du tout que Pétrarque ait été assez sot pour aimer 20 ans une ingrate ».
Persuadé de ses recherches, fasciné par la relation platonique ou non de ces deux personnages, L’Abbé de SADE vécut jusqu’à la fin de sa vie en 1778 avec dans son bureau, les portraits en pendant du poète et de sa muse. Quant à ses plâtres, il en fit graver des vignettes pour reproduire en page de titre du tome 3 de son ouvrage et les offrit au Marquis de SADE qui les prit avec lui dans ses différentes résidences et prisons.

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Thème : Documents, Autographes Ajouter ce thème à mes alertes