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Lot 237 - Rare folio de Coran - sur parchemin, calligraphié à l'or, le contour des lettres [...]

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Rare folio de Coran


sur parchemin, calligraphié à l'or, le contour des lettres cernées de brun, en écriture coufique, sur neuf lignes, signes diacritiques en rouge, sans séparation de versets, les groupes de cinq versets séparés par la lettre "ha'" doré dont la valeur numérique est cinq selon le système de "l'abjab" Le folio commence par le verset 3 de la sourate 27 "An-Naml" (les fourmis), et s'achève au verset 8 de la même sourate.


Proche Orient, 9e-10e siècle

17 x 11 cm



Ce folio du Coran provient d'un groupe de rares Corans conservés dans lesquels le corps du texte a été exécuté entièrement en écriture coufique. C’était un processus long et coûteux, d’où la rareté de tels manuscrits, qui indique une commande au plus haut niveau de clientélisme. Selon la tradition, le quatrième calife 'Ali, cousin et gendre de Mahomet, aurait d'abord illuminé un Coran. Malgré l'opposition de certains théologiens, décorer le texte sacré devient vite une habitude. Il semble que dans les premiers siècles de l'islam, l'enlumineur et le calligraphe étaient une seule et même personne. La technique utilisée pour compléter les manuscrits du Coran en coufique doré, connue sous le nom de chrysographie, était longue et coûteuse. Cela impliquait d’écrire les lettres avec de la «colle liquide» remplie d’une application minutieuse de poudre d'or, et de les délimiter par une encre brune à l’aide d’un fin calame.
Ce type de coran en coufique doré est souvent attribué à Qairouan en raison de la découverte du plus prestigieux de ces Corans (5 lignes par page) dans la Grande mosquée (Martin Lings et Yasin Safadi, Le Coran, Londres). 1976, n ° 16-17, page 26). Un folio récemment découvert indique un waqf à la Grande Mosquée de Kairouan (Sotheby's, Londres, 12 octobre 2005, lot 7). Or, la localisation d'un manuscrit par un acte de donation n'indique pas nécessairement son lieu d'origine. Tim Stanley, quant à lui, souligne que le système abjad utilisé dans le compte des versets de ces Corans était principalement utilisé dans les terres islamiques centrales et orientales plutôt qu'en Afrique du Nord. (Tim Stanley, Le Coran et la calligraphie, Catalogue Bernard Quaritch 1213, p. 18).



Rare Quran leaf, Near East or North Africa, 9th-10th century,
C. 27: 3-8, Arabic manuscript leaf on vellum, 9ll. Written in fine gold kufi script, vocalisation of red, fifth verse marker consisting of the letter ha' which numeric value is 5 in the abjab system.

This Qur'an folio originates from a group of very few surviving Qur'ans in which the main body of text has been executed entirely in gold Kufic script. This was a lengthy and expensive process, hence the rarity of such manuscripts, and indicates a commission at the highest level of patronage. According to tradition, the fourth caliph 'Ali, cousin and son-in-law of Muhammad, would have first illuminated a Qur'an. Despite the opposition of some theologians, decorating the sacred text soon becomes a habit. It seems that in the first centuries of Islam, the illuminator and the calligrapher were one and the same person. The technique used to complete Qur’an manuscripts in gold kufic, known as chrysography, was lengthy and expensive. It implied writing the letters in ‘liquid glue, filled in with a careful application of ground gold suspended in a solution, and outlined with a pale brown ink using a thin nibbed stylus.
This kind of gold kufi Qur'an is often attributed to Qairouan due to the discovery of sections of the most prestigious of them ( 5ll. To the page) in the mosque there (Martin Lings and Yasin Safadi, The Qur'an, London, 1976, nos.16-17, p. 26). A recently discovered folio indicates a waqf at the Great Mosque of Kairouan (Sotheby's, London, October 12, 2005, lot 7). However, the location of a manuscript by an act of donation does not necessarily indicate its place of origin. Tim Stanley, meanwhile, points out that the abjad system used in the verses account of these Qur'ans was used predominantly in the Central and Eastern Islamic lands rather than North Africa. (Tim Stanley, The Quran and Calligraphy, Bernard Quaritch Catalog 1213, p .18). "

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Thème : Art religieux Ajouter ce thème à mes alertes