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Lot 347 - Rare paire de pistolets à silex modèle de récompense d’officier supérieur de [...]

Estimation : 20 000 € / 26 000 €

Rare paire de pistolets à silex modèle de récompense d’officier supérieur de marine également utilisé par les amiraux : canons octogonaux brunis à deux registres, puis à seize pans, calibre 14 mm rayés cheveux, les premiers registres dorés en plein sont gravés de navires et de motifs marins, ils sont poinçonnés aux tonnerres de deux barrettes : “Boutet” et de deux autres poinçons octogonaux du canonnier Leclerc, les pans supérieurs sont légèrement incurvés pour servir de directrice, les extrémités des canons portent également des motifs dorés, des ancres et des palmes et les points de mire ; les pans latéraux gauches portent le : “N° 51” ; ils sont poinçonnés en-dessous : “B Y” et “L G” dans des rectangles, ainsi que : “Manu-Vlles.” ; queues de culasse gravées. Platines à corps plats signées : “Manufre a Versailles”, bassinets à volute, chiens à col de cygne.

Belles garnitures en vermeil poinçonnées de motifs marins, ancres, dauphins, proues de navire, cornes d’abondance et urnes fleuries ; les deux pièces de contre-platines sont ciselées en forme de toile d’araignée.
Crosses à fûts courts en noyer finement quadrillées et ornées d’une demie-rosace près des calottes.
Longueur 45 cm. (Chiens et vis de chiens changés ; petite réparation à l’avant d’une sous-garde ; bruni des canons retouché).
Époque Consulat. Bon état.

POINÇONS D’ARGENT : coq premier titre des départements, 1798/1804 ; tête de vieillard de grosse garantie des départements : “88”, bureau de contrôle de Rouen ; orfèvre : “J M” surmonté d’une étoile, non identifié.

RÉFÉRENCE : notre paire de pistolets, avec des canons plus longs et à fûts courts, est la deuxième connue ; l’autre, offerte par Bonaparte au contre-amiral GAUTEAUME, fut vendue en Allemagne, à Munich, chez Graf KLENAU, vers 1970, la seule différence : celle-ci avait des canons octogonaux, les nôtres sont octogonaux puis à seize pans. Les autres pistolets connus ont des canons plus courts de l’ordre de 26 cm et les deuxièmes registres sont ronds.

Ce type de pistolets offerts par le Premier Consul étaient généralement présentés dans un coffret-nécessaire ; l’attribution se trouvait à l’intérieur du couvercle, marquée aux fers dorés sur du maroquin. À cette époque, BONAPARTE a offert plusieurs paires de pistolets à des officiers de la flotte espagnole : “Le Premier Consul de la République, voulant donner à l’escadre espagnole de Brest un témoignage de sa satisfaction de la conduite des officiers et des équipages pendant leur séjour dans le port, arrête :

Article 1er. Il sera donné à chaque capitaine de la flotte espagnole, à Brest, un sabre d’abordage et une paire de pistolets.

Article 2. Le ministre de la Marine est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui ne sera pas imprimé. BONAPARTE”.

On connaît plusieurs paires de pistolets de ce type, la plupart à fûts longs :

- Une donnée par le Premier Consul BONAPARTE au capitaine BULRON commandant le bric de Sa Majesté catholique Le Vigilant, an X à garnitures en argent à fûts longs (ancienne collection Dr Pierre GEISZ).

- Une à garnitures en argent, à fûts longs, a été “Donné par le Premier Consul BONAPARTE au capitaine Coronado commandant le brig de Sa Majesté catholique, Le Découvreur, an X de la Répque francoise” en 1802. Cette paire de pistolets en coffret est reproduite dans le catalogue de 2005 de M. Peter FINER.

- Une, également à fûts longs, mais aux canons plus courts (26,3 cm), en coffret, faisait partie de la vente Bonhams à Londres, le 24 novembre 2010, sous le n° 203.

- Une, à fûts longs, attribuée à Jérôme BONAPARTE, fait partie des collections du musée de l’Armée à Paris. Elle est publiée dans l’ouvrage Napoléon et les Invalides, Paris 2010, page 116.

- BOUTET Nicolas Noël, né en 1761 † en 1833, célèbre directeur de la Manufacture de Versailles, de l’an II à 1818 ; il travailla principalement sur les armes de récompense, les armes d’honneur et les armes de luxe, aussi bien blanches qu’à feu ; celles-ci ont atteint une renommée mondiale, par leur qualité d’exécution et l’originalité de leurs modèles. Il avait à Paris un dépôt de la Manufacture, 1236 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l’an XI, ensuite, 87 rue de Richelieu en 1807 ; on le retrouve, en tant qu’arquebusier privé, en 1823, 23 rue des Filles Saint-Thomas, où il exerça jusqu’en 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas, né en 1786 † en 1816, ce qui explique quelques fois l’inscription : “BOUTET et fils”, à partir d’environ 1806.

PROVENANCE : ancienne collection A. DK, vente en l’Hôtel Drouot, Maitre Thierry de MAIGRET, le 2 avril 2015, lot n° 70.


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Thème : Armes, Militaria, Chasse Ajouter ce thème à mes alertes