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Lot 93 - Van Rysselberghe Théo (1862 - 1926) - Ecole : Belgique - L'heure embrasée (1897) [...]

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Van Rysselberghe Théo (1862 - 1926)
Ecole : Belgique
L'heure embrasée (1897)
Huile sur toile
Sig. "V.R. 97/ a mon ami/ francis Vielé-Griffin"
60,7 x 80,5 cm
Étude pour la toile portant le même titre se trouvant dans les Staatliche Kunstsammlungen à Weimar
Étiquettes au dos

Exposition : "La Libre Esthétique" Bruxelles 1913, no. 281
"Les amis de Saint-Tropez" Gal. de Paris, Paris 1961, no. 94
"Retrospectieve Théo Van Rysselberghe" MSK, Gent 1962, cat. no. 67 reprod.
"Théo Van Rysselberghe 1862-1926" Musée national d'Histoire et d'Art, Luxembourg 1962, cat. no. 27
"Les Indépendants à la Belle Epoque 1895-1905" Grand Palais, Paris 1966

Bibliographie : "Brieven aan L. Viélé-Griffin" Théo Van Rysselberghe 1896-98 & 1906
"Current & Forthcoming Exhibitions" A. Brookner, in: The Burlington Magazine, CIV, 715, London 1962, p. 445
"Les lettres de Van Rysselberghe à Octave Maus" M.-J. Chartrain-Hebbelinck, dans: Bulletin der Koninklijke Musea voor Schone Kunsten, XV, 1-2, Bruxelles 1966, p. 80
"Théo Van Rysselberghe. Catalogue raisonné" Ronald Feltkamp, Les Éditions de l'amateur/Éditions Racine, Bruxelles 2003, no. 1897-002, p. 65 & 315 reprod.
Nous remercions Monsieur Olivier Bertrand pour sa gentillesse de nous avoir fourni les informations concernant cette oeuvre qui sera reprise dans son catalogue raisonné en préparation

Avec documentation

Provenance : coll. Francis Vielé-Griffin
Gal. Motte, Genève 24/11/1974, p. 5
coll. Dr. Oscar Ghez, Genève
coll. Dr. Sutter, Paris


“Le grand tableau, peu à peu se couvre: c’est la période la plus pénible, mais bientôt je resserrerai les formes et exalterai les oranges, les rouges et les roux ardents, et j’escompte bien des joies de voir se réaliser ce morceau que j’ai tant étudié”

Voici la description de Théo van Rysselberghe sur L’heure embrassée dans une lettre du 24 avril 1897 à son bon ami et écrivain Francis Viélé-Griffin, à qui l’œuvre est dédicacée. Cette peinture est une étude pour l’œuvre monumentale du même nom et datant de la même année, qui fait actuellement partie de la collection du Staatliche Kunstsammlungen Weimar.

Le pointillisme rigoureux appliqué par van Rysselberghe ressort de cette lettre: l’artiste compose des silhouettes et des formes, lentement mais surement, couleur après couleur, avec des minuscules points de peinture. C’est l’une des apogées de sa carrière divisionniste. Il applique méthodiquement les principes de la théorie des couleurs avec dans ce cas-ci des tons mauves, roses et oranges qui font éblouir les corps baignant avec une lumière et chaleur intérieur.

Le germe pour l’idée de ce tableau a déjà été planté en 1885, quand il écrit à son ami Henry van de Velde : “Tu sais que je suis très en mal d’enfantement de ‘ma toile’ en décor clair et tendre auquel je rêve, peuplé de femmes s’ébattant près de l’eau”. La réalisation de cette peinture, qui fut laborieuse, a demandée beaucoup de temps et d’énergie à van Rysselberghe. Le peintre est donc partie, comme il l’écrit à Lucien Pissarro, à Saint-Tropez pour s’y laisser inspirer par les paysages chauds, les rochers, les arbres et la mer.

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes