Vente Art Russe chez Coutau-Begarie : 379 lots
31 mars 2017  -  379 lots

Art Russe chez Coutau-Begarie

Coutau-Begarie Drouot Richelieu - Salle 2 - 9, rue Drouot 75009 Paris FR
Filtres
Réinitialiser
Coutau-Begarie : Art Russe 31 mars 2017  
Coutau-Begarie : Art Russe 31 mars 2017  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Informations sur la vente

Drouot Richelieu - Salle 2 - 9, rue Drouot 75009 Paris
Le 31 Mars a 13h30
Art Russe
Collection du prince et de la princesse Félix Youssoupoff
Collection du prince Paul Demidoff
Collection de la grande-duchesse Hélène de Russie

Expert :
Cyrille Boulay
Membre agréé de la F.N.E.P.S.A
Tél. : + 33 (0)6 12 92 40 74
cyrille.boulay@wanadoo.fr
www.cyrilleboulay.com

Tél. pendant l’exposition :
+33 (0)1 48 00 20 02


Les frais de vente :
26,40 % TTC (frais 22% plus TVA à 20%)


Equivalence de la garantie russe:
Les titres des métaux or et argent en Russie avant 1917 sont calculés en zolotnik, ainsi

Pour l’or
96 zolotnik correspondant à 24 carats.
72 zolotnik correspondant à 18 carats.
56 zolotnik correspondant à 14 carats.

Pour l’argent
91 zolotnik correspondant à 947 pour 1000.
88 zolotnik correspondant à 916 pour 1000.
84 zolotnik correspondant à 875 pour 1000.


Pour tout renseignement, veuillez contacter la Maison de Ventes au +33 (0)1 45 56 12 20.

Date d'exposition

Jeudi 30 mars de 11h00 à 21h00
Vendredi 31 mars de 11h00 à 12h00

Conditions de vente

Conditions de Vente
Conditions de vente
La vente est faite expressément au comptant. Les objets sont vendus en l’état, une exposition préalable permettant aux acquéreurs de se rendre compte de l’état des objets mis en vente, il ne sera admis aucune réclamation une fois l’adjudication prononcée L’adjudicataire sera le plus offrant et dernier enchérisseur. Il devra acquitter, en sus de l’enchère, les frais de vente de 26,5 % TTC (frais albums : 25,12% plus TVA à 5,5%, frais dessins originaux et objets : 22,08% plus TVA à 20% ). Dès l’adjudication prononcée, les achats sont sous l’entière responsabilité de l’adjudicataire, le magasinage et le transport de l’objet n’engagent pas la responsabilité de la Société de Vente. Les indications portées au catalogue engagent la responsabilité de la Société de Vente, compte tenu des rectifications annoncées au moment de la présentation de l’objet et portées au procès verbal de la vente. Les dimensions, les poids et les estimations ne sont donnés qu’à titre indicatif. Le réentoilage, parquetage ou doublage sont considérés comme une mesure conservatoire et non comme un vice. Aucun lot ne sera remis aux acquéreurs avant acquittement de l’intégralité des sommes dues. En cas de paiement par chèque, le transfert de propriété de l’objet n’aura lieu qu’après encaissement du chèque. Le paiement par chèque sans provision ou le défaut de paiement n’entraîne pas la responsabilité de la Société de Vente et en conséquence la délivre de l’obligation de paiement au vendeur. A défaut de paiement, l’objet pourra être remis en adjudication sur folle enchère. En cas de contestation, au moment de l’adjudication, c’est-à-dire s’il y a double enchère, le lot sera immédiatement remis en vente au prix proposé par les enchérisseurs et tout le public sera admis à enchérir de nouveau. La vente sera conduite en euros. Le règlement des objets, ainsi que celui des taxes s’y appliquant, sera effectué dans la même monnaie. Les chèques tirés sur une banque étrangère ne seront autorisés qu’après accord préalable de la Société de Vente. Pour cela, il est conseillé aux acheteurs d’obtenir, avant la vente, une lettre accréditive de leur banque pour une valeur avoisinant leur intention d’achat, qu’ils transmettront à la Société de Vente. A défaut de paiement du montant de l’adjudication et des frais, une mise en demeure sera adressée à l’acquéreur par lettre recommandée avec avis de réception aux frais de l’acquéreur. A expiration du délai d’un mois après cette mise en demeure et à défaut de paiement de la somme due, il sera perçu sur l’acquéreur et pour une prise en charge des frais de recouvrement des honoraires complémentaires de 10% du prix d’adjudication, avec un minimum de 250 euros. L’application de cette cause ne fait pas obstacle à l’allocation de dommages-intérêts et aux dépens de la procédure qui serait nécessaire, et ne préjuge pas de l’éventuelle mise en œuvre de la procédure de folle enchère. L’expédition des lots acquis sera effectuée après règlement de la totalité du bordereau, à la demande expresse de l’acheteur, sous son entière responsabilité, en échange d’une lettre de décharge et à ses frais. Des droits de garde seront perçus au prorata de l’encombrement si les lots ne sont pas retirés rapidement après la vente.


Ordres d’Achats
La Société de Vente et l’Expert peuvent exécuter tout ordre d’achat sans aucun frais supplémentaire, il convient d’en faire la demande par écrit, 24 heures avant la vacation, à l’aide du formulaire inclus dans le présent catalogue, dûment complété et accompagné d’un chèque ou d’un relevé d’identité bancaire. La Société de Vente agira pour le compte de l’enchérisseur, selon les instructions contenues dans le formulaire d’ordre d’achat, ceci afin d’acheter le ou les lots au prix le plus bas possible et ne dépassant, en aucun cas, le montant maximum indiqué par l’enchérisseur. Enchères par téléphone : l’acheteur désireux de se faire appeler pendant la vente utilisera le formulaire selon les conditions énoncées ci-dessus. Les ordres d’achat sont une facilité pour les clients. La Société de Vente Ne sera pas tenue responsable pour avoir manqué d’exécuter un ordre par erreur, ou, pour toute autre cause.
Lire plus

Crédit photos

Contacter la maison de vente.

Informations complémentaires

La collection de Monsieur Victor Contreras
La collection de Monsieur Victor Contreras, rassemble des objets d’art, des tableaux, des icônes
et des souvenirs historiques ayant appartenu au prince Félix Youssoupoff (1887-1967)
et à son épouse, la princesse Irina de Russie (1895-1970), petite-fille du Tsar Alexandre III
et unique nièce du Tsar Nicolas II de Russie.
Elle est complétée par un ensemble de photographies et de souvenirs historiques sur les
Romanoff, ayant appartenu au prince et à la princesse Félix Youssoupoff
et conservé par leur descendance directe (*),
et à divers (**)
Cet exceptionnel ensemble historique que l’on
croyait totalement disparu, notamment le célèbre costume de
boyard porté par le prince Félix Youssoupoff, fut pieusement
conservé durant 60 ans par un ami intime de la famille Youssoupoff,
Monsieur Victor Contreras.
Avec respect et admiration, il constitua dans sa ville
d’adoption, Cuernavaca au Mexique, un musée éphémère
consacré à la mémoire des deux personnes qu’il chérissait
profondément, et sans qui son destin aurait certainement été
bien différent. Lui-même le reconnait en disant : « ma rencontre
avec le prince et la princesse Youssoupoff a changé ma vie.
Félix m’a porté et encouragé à devenir ce que je suis actuellement.
Alors que je n’étais qu’un jeune élève à l’Ecole des Beaux-Arts, il a
cru en moi en me donnant l’énergie et la force d’affronter l’avenir
sereinement ».
L’histoire de cette collection est aussi tumultueuse et
passionnante que la vie de son propriétaire actuel. Elle mêle
tragédie, aventure et fidélité pour nous offrir 275 lots, sauvés
de la destruction et du pillage des bolchéviques, ramenés en
exil à Rome, Londres, Paris, puis au Mexique, pour revenir en
France afin probablement de retrouver le chemin de la Russie.
Victor Contreras, fut, durant les dernières années
de leur existence, l’ami privilégié de ce couple légendaire.
Le prince avait été l’homme le plus beau et le plus riche de
Russie. On murmurait même que, pour garder sa peau de
jeune homme, il passait tous les matins sur son visage une
lotion composée d’un mélange de blanc d’oeuf, de vodka et
de citron ; élixir emprunté à la Grande Catherine. Tandis que
la princesse avait une distinction sans pareille, la réputation
d’avoir le port de tête le plus majestueux que l’on puisse
connaitre, et la « sévère beauté d’une icône, dont le profil d’une
classique perfection évoquait celui d’un camée ».
Monsieur Contreras se rappelle également que la
princesse, malgré son âge, gardait elle aussi une exceptionnelle
beauté. « Elle sortait peu, passant la plus garde partie de
son temps à lire, tricoter des figurines en laine (n°212 et n°213),
jouer au solitaire en fumant de longues cigarettes, tous en dessinant
ses célèbres personnages mystérieux (n°80 à 95) ». Tandis
que le prince Félix : « avec ses yeux bleus envoutant, était plus
flamboyant. Épris d’art et de curiosités, il était beaucoup plus sociable
et mondain que son épouse, et aimait fréquenter le monde
des arts, des lettres et de la politique. Ainsi chez lui j’ai pu faire
la connaissance de Joséphine Baker, Tamara de Lempicka, Ingrid
Bergman, Salvador Dali, ou encore Jean Cocteau et Jean Marais.
Mais je me souviens aussi d’une ou deux visites du Général de
Gaulle au domicile des Youssoupoff ».
Alors élève de l’Ecole des Beaux-Arts à Paris, suivant
l’enseignement d’Olivier Picard (1897-1964), ami de Pablo
Picasso et de Paul Delvaux. Victor rencontre alors en 1958
lors d’une réception officielle organisée par l’ambassadeur
Bernard Chevalier, le prince qui restera toute sa vie son guide,
son exemple et son mentor. L’affection mutuelle du couple
envers ce jeune étudiant de 17 ans est telle qu’ils en firent
leur fils spirituel, et décidèrent de l’accueillir chez eux durant cinq ans. à la mort du prince en 1967, puis après la disparition
de la princesse en 1970, l’unique enfant du couple, la
princesse Irène Youssoupoff, comtesse Cheremetieff, légua en
souvenir de ses chers parents les objets, tableaux, bustes et
documents historiques présentés dans cette vacation. Victor
Contreras, devenu depuis l’un des sculpteurs les plus célèbres
du Mexique à la renommée internationale, reste à son âge un
homme affable, toujours aussi jeune d’esprit et le gardien de
la mémoire du couple princier.
Le prince Félix et son épouse, restent aujourd’hui
encore des personnages incontournables de l’histoire de la
Russie impériale. Leurs vies, commencées sous les ors et les
fastes de la cour des tsars, se terminèrent après la Révolution
dans une charmante petite maison de la rue Pierre-Guérin,
à Auteuil. Leur destinée fantastique, et le rôle que joua le
prince dans l’assassinat du staretz Raspoutine, conseiller occulte
et néfaste de Nicolas II et de la malheureuse Alexandra
Féodorovna, a fait d’eux des légendes. Dans ses mémoires
insolites, le prince Michel de Grèce, cousin germain de la
princesse Irina, curieux des connaître les vraies motivations
de cet assassinat et le déroulement exact des évènements de
cette macabre nuit, interrogea Victor Contreras : « J’étais à
ce point intrigué par ce mystère, qu’il y a quelques années j’allais
interroger le dernier ami intime du prince, Victor Contreras.
Ce sculpteur mexicain vivait à Cuernavaca. Sur le meurtre luimême
il ne savait pas grand-chose sauf qu’il abondait dans mon
sens et croyait lui aussi que les choses s’étaient déroulées d’une
façon différente de ce qu’avait raconté Youssoupoff. Je lui demandais
comment à son avis Raspoutine, qui avait les pouvoirs d’un
voyant hors pair, n’avait pas deviné le piège derrière l’invitation
au palais Youssoupoff. « Raspoutine était hypnotiseur. Le prince
aussi. J’en ai souvent fait les frais. Le prince était plus fort que
Raspoutine. Il l’a empêché de deviner ses intentions. En fait, leur
relations furent une lutte de pouvoir psychique » ». Et Victor de
conclure : « Felix Youssoupoff n’a jamais eu de regrets quant à
son action. Il se souvient même d’une phrase que prononça un
jour le prince à un journaliste qui lui demandait si l’assassinat de
Raspoutine ne précipita pas la Révolution russe: «La Révolution
a eu lieu car je ne suis pas parvenu à tuer Raspoutine à temps
pour l’arrêter ».
La pièce la plus importante de cette collection est
incontestablement le costume d’apparat porté par le prince
Félix lors du bal d’Eglington, à Londres, le 11 juillet 1912
(n°189). De cette soirée féerique demeure son portrait vêtu
de cette tenue de boyard, qui encore aujourd’hui est la plus
célèbre représentation que l’on connaisse de lui (n°190/191).
Il en évoquera d’ailleurs largement le souvenir dans ses mémoires
publiés en 1952 sous le titre Avant l’exil (1887-1919) :
« (...) je reçus une invitation pour un grand bal costumé à l’Albert
Hall. Comme j’avais le temps devant moi, je profitais d’un
congé en Russie pour me commander, à Saint-Pétersbourg, un
costume russe. J’y trouvais un brocart d’or à fleurs rouge du XVIe
siècle. Le costume était magnifique : constellé de pierreries et brodé
de zibeline, avec toque assortie. Il fit sensation. Ce soir-là, je connu tout Londres et, le lendemain, ma photographie était
dans tous les journaux…». à cette époque Félix finissaient ses
études à Oxford. à l’University College, il était, selon l’un
des témoins « d’une inimaginable beauté et le plus bel adolescent
qui ait existé au monde ». Entouré de légendes, il vivait dans
alors une atmosphère de mystère oriental et de fantasmagorie
que créait sa grande naissance, sa considérable fortune et le
luxe impressionnant de sa famille. Son mariage en 1914 avec
l’unique nièce du Tsar Nicolas II, la princesse Irina Alexandrovna
de Russie, fit de lui un membre de la Famille impériale.
Les Youssoupoff étaient intimement liés au Romanoff
depuis des siècles, occupant des fonctions telles que ministres,
maréchaux de la cour, conseillers privés du Tsar et même généraux
de la suite impériale dans le très célèbre Régiment des
Chevaliers-Gardes. Pendant plus de cent ans, les Youssoupoff
vécurent dans une opulence rare, régnant sur un domaine de
675 000 hectares de terre, et sur plus de 40 000 serviteurs et
travailleurs. Les estimations de cette richesse fabuleuse, basée
principalement sur le pétrole, le charbon et l’industrie,
avoisineraient aujourd’hui les dix milliards d’euros. Cependant,
malgré ce revers de fortune, le prince Félix et sa famille
acceptaient leur destin sans se plaindre. Comme le précise
Victor Contreras : « Ils étaient réalistes, ils savaient qu’un jour
la Révolution échouerait, mais ils savaient aussi qu’ils ne seraient
probablement plus là pour le voir de leurs yeux ». Concernant
leur fortune perdue, le prince disait : « Nous étions les plus riches
du monde, mais nous ne savions pas qui étaient nos amis et
qui étaient nos ennemis. Maintenant nous ne sommes plus si
riche, mais nous avons de vrais amis ». Victor avoue aussi que,
malgré leur situation parfois difficile, le prince et la princesse ne
manquaient jamais d’aider leurs compatriotes en difficulté. Les
Youssoupoff réussirent cependant à partir en exil avec quelques
bijoux, diamants et perles historiques cachés dans les langes de
leur fille la princesse Irina Felixovna, ainsi que deux tableaux
de Rembrandt, une collection de tabatières, de miniatures et
de plusieurs précieux objets de vitrine.
Dans cette vente se trouve une étonnante série de
25 dessins visionnaires, représentant les célèbres « grotesques»
peints à la fin des années trente par le prince Félix (du n°141
au n° 153 et du n°170 au n°188). Ce dernier, dans le second
tome de ses mémoires publié en 1954, En exil, nous en
explique l’origine : « à cette époque de ma vie j’étais pris d’un
désir irrésistible de dessiner. Jusqu’alors, c’était ma femme Irina
qui dessinait avec beaucoup de talent des silhouettes de rêve,
des visages aux yeux immenses, qui semblaient appartenir à un
monde inconnu (du n°80 au n°95). Il est indiscutable que j’ai
commencé à faire mes dessins sous l’influence des créations de
ma femme. Je me suis adonné à la peinture comme si j’avais été
ensorcelé. Mais ce que je créais étaient des visions de cauchemar
plutôt que des créatures de rêve. Moi, qui n’aimais que la beauté
sous toutes ses formes, je ne pouvais créer que des monstres (… )
ce que je faisais finissait toujours par être des créatures grotesques
et difformes semblables à celles qui hantaient l’imagination de
certains artistes du Moyen-Age (…). Puis un jour j’ai arrêté de dessiner aussi subitement que j’avais commencé (…)»
Suivra ensuite cette magnifique icône triptyque en
argent, réalisée par la Maison Gratcheff, qui accompagna
le prince dans tous ses déplacements, représentant le Christ
Bénissant entouré d’archanges protecteurs (n°94) ; l’icône de
voyage en vermeil et émaux polychromes de la princesse Irina
(n°108) ; le cachet en cristal ciselé aux armes de la Maison
Youssoupoff (n°126), utilisé durant toute sa vie par le prince
Félix pour cacheter sa correspondance intime ; ce portrait
miniature représentant son père, le prince Félix Youssoupoff
(1856-1928), en tenue de Chevalier-Garde (n°3) ; ce superbe
médaillon émaillé orné d’un portrait de la princesse Zénaïde
Youssoupoff (1861-1939) (n°4) ; cet intéressant livre d’or du
prince et de la princesse Félix Youssoupoff, datant de 1934 à
1943, provenant de leur résidence de Calvi, sur lequel sont
inscrites plusieurs centaines de signatures autographes de
personnages célèbres de l’époque, allant de Serge Lifar au
grand-duc Dimitri de Russie, en passant par Lady Lydia Deterding
et Ekaterina Rochina-Insarova (n°167) ; ainsi que
cette paire de portraits représentant le couple peint par Paul
Scortesco (1895-1976) (n°67 et n°68) ; ou encore les moulages
en plâtre des visages d’Irina et de Félix, réalisés en 1924,
par Gleb Derujinsky (1888-1975), lors de leur séjour à New
York (n°71et n°72), etc...
Au registre des objets intimes nous découvrirons le
chapelet du prince (n°99) ; le fume-cigarette de la princesse
Irina en ambre cerclé d’or (n°121) ; les flacons à parfum de
voyage en cristal ornés de leurs bouchons en argent gravés au
chiffre du prince et distillant encore l’odeur de son parfum
(n°165 et n°166) ; le service à thé en argent utilisé chaque
jour par le prince pour prendre son petit-déjeuner (n°156) ;
cette importante ménagère en métal argenté de la Maison
Mappin & Weeb, gravée sur chaque pièce de la couronne impériale
de Russie, conservée dans son meuble en acajou d’origine
(n°154) ; cette exceptionnelle garniture de toilette de
la Maison Vladimiroff, ayant appartenu à la mère du prince
(n°155), etc...
Au chapitre de l’épopée irfé, se trouvent de nombreux
portraits photographiques représentant la princesse Irina
portant les créations de leur maison de couture. De cette
maison, fondée en 1924 à Paris par le couple princier, et dont
le nom est composé des deux premières syllabes de leurs prénoms
(n°139) : une veste d’intérieur japonisante en soie noire
(n°208) ; une longue chemise en soie bleue gris (n°195) ; le
grand tapis brodé par Edouard Benedictus (1878-1930), qui
se trouvait dans le bureau de la princesse, au 27 de la rue
Gutenberg, puis transféré en 1925 au n°19 de la rue Duphot
(n°140) ; ainsi que plusieurs pyjamas en soie de couleur ivoire
ayant appartenu au prince (n°196 et n°197), etc.
N’oublions pas cette merveilleuse petite statue en
argent représentant Jupiter Fulgur, attribuée à Benvenuto
Cellini et montée sur un socle en or serti de saphirs par
la Maison Cartier à New York probablement en 1924, faisant
partie des rares trésors de la famille Youssoupoff sauvés
de la Révolution (n°137), et que le père du prince Félix, le
comte Félix Félixovitch Soumarokoff-Elston, prince Youssoupoff
(1856-1928) aimait régulièrement contempler, en
la regardant chaque matin dans la vitrine de son cabinet de
travail dans son Palais de la Moïka, sur les rives de la Neva à
Saint-Pétersbourg.
Ainsi tous ces objets intimes et précieux que nous
disperseront sont les fragments et les témoins de l’histoire de
cette illustre famille parmi les plus fortunées de la vielle Europe.
Cyrille Boulay
Lire plus

Informations Maison de vente

Coutau-Begarie

60, av de la Bourdonnais 75007 Paris France
33 (0)1 45 56 12 20

information@coutaubegarie.com

Besoin d’explications ou d’informations complémentaires ? Consulter la FAQ