Vente Livres Anciens & Modernes chez ARTEMISIA auctions : 238 lots
29 mai 2009  -  238 lots

Livres Anciens & Modernes chez ARTEMISIA auctions

ARTEMISIA auctions Drouot Richelieu - Salle 4 - 9, rue Drouot - 75009 Paris Paris FR
Filtres
Réinitialiser
ARTEMISIA auctions : Livres Anciens & Modernes 29 mai 2009  
ARTEMISIA auctions : Livres Anciens & Modernes 29 mai 2009  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Informations sur la vente

Drouot Richelieu - Salle 4 - 9, rue Drouot - 75009 Paris Paris
Le 29 Mai a 14h
Expert :
M. Roch de Coligny
Cabinet d’expertise « honoré d’urfé »
Vieux Paris : 62, rue Vaneau - 75007 Paris
A deux pas de Drouot : 10, rue Chauchat - 75009 Paris
Tél. : 01 42 84 04 87 & 06 13 50 39 96

Expositions :

Exposition des manuscrits & des livres

au 10, rue Chauchat (près de Drouot)
du lundi 25 mai au mercredi 27 mai (14 h - 17 h)

Exposition du Pontifical de Verdun (lot n° 4)
aux “Temps forts” de Drouot-Montaigne du 19 au 25 mai

Exposition publique à Drouot, salle 11
le jeudi 28 mai, de 11h à 18h & le vendredi 29 mai, de 11h à 12h

Téléphone durant la vente : 01 48 00 20 04

Pour tout renseignement, veuillez contacter la maison de ventes au
01 40 15 99 55

Date d'exposition

Voir ci-dessous

Conditions de vente

Accèder aux conditions de ventes

Crédit photos

Contacter la maison de vente.

Informations complémentaires

Impressions de Guy Lévis Mano
Impressions de Guy Lévis ManoCollection de Monsieur B*** « Guy Lévis Mano, ouvrier et poète, ne cesse de travailler à donner à la typographie une optique, une voix nouvelles. Il faut lui savoir gré d’avoir mis ses connaissances et sa compréhension au service exclusif de la poésie » Paul Éluard, 1938Guy Lévis Mano (1904-1980) avait à peine dix-neuf ans quand il publia son premier livre. Par la suite, les choses allèrent relativement vite. Il édita successivement quatre titres de 1923 à 1927, dont la célèbre Revue sans titre. Ces revues éphémères le firent rapidement connaître comme un « ouvrier typographe », pour reprendre le joli mot de Pierre Jean Jouve. Organisateur de soirées littéraires où il reçoit Jean Cocteau et la belle Damia, Guy Lévis Mano publie en 1925. C’est un tango pâmé, dont la critique loue immédiatement l’audace formelle. En effet, l’absence de pagination, parfois même allant jusqu’à la suppression de la page de titre et l’effacement de toute ponctuation, que remplace un écart variable entre les mots et les phrases, plus tard les titres reportés en bas de page, autant de détails destinés à surprendre mais qui témoignent d’un réel désir d’innovation, prolongeant ainsi tout en la renouvelant la tradition des maîtres imprimeurs de la Renaissance. A cette époque, il publie les écrivains Anna Akhmatova, Marina Tsvétaeva, Boris Pasternak et les jeunes noms de la littérature russe. En août 1933, il imprime personnellement dans son appartement du boulevard de Grenelle, sur une petite presse que le poète Carlos Rodringuez-Pintos lui confie, ses deux premiers livres, Il est fou et Ils sont trois hommes. C’est ainsi que les éditions GLM voient le jour. A partir de cette date, les volumes publiés par Guy Lévis Mano ne portent plus, sauf exception, le nom de la revue qu’il éditait alors mais, en page de titre, Editions G.L.M., puis plus simplement GLM, pour rappeler que l’éditeur et l’imprimeur ne forment qu’une seule et même personne.En 1934, Guy Lévis Mano rejoint la Librairie 79, avenue de Ségur, où il installe une petite imprimerie avec des presses qu’il fait fonctionner lui-même. Aux côtés de Madeleine Pissarro, l’amie fidèle, le poète imprimeur se consacre alors entièrement aux éditions typographiques. Bientôt, les surréalistes frappent à sa porte, soucieux qu’ils sont de voir leurs textes traités comme d’authentiques raretés. Si GLM ne fut jamais le repère exclusif du surréalisme, la revue contribua grandement à faire connaître des poètes comme René Char, dès 1935, puis Paul Eluard en 1938. D’autres les rejoignirent comme Jacques Prévert, Tristan Tzara, Pierre Jean Jouve, Gisèle Prassinos. En 1936, l’aventure prend un nouveau tournant avec l’installation de GLM dans un atelier d’artiste, rue Huyghens, au fond d’une modeste courette, en plein coeur de Montparnasse. Pendant près de quarante ans, ce sont n° 191 des dizaines de titres qui sortent des presses de l’atelier GLM. A côté des collections, qui, pour certaines, sont devenues de véritables curiosités bibliophiliques (Repères, Parallèles, Poètes d’aujourd’hui), les livres et les plaquettes se signalent par la rigueur des compositions où les dessins originaux et les gravures sont souvent traités avec une économie de moyens qui confine parfois à l’austérité.Les années 1930 consacrent GLM comme la revue de poésie par excellence. Après 1945, même si GLM continue à publier des textes inédits, le temps n’est plus où le gotha de la poésie internationale se retrouvait, rue Huyghens, pour saluer le maître de la forme et des caractères oubliés. Alors que la période de l’entre-deux-guerres avait lancé de nombreux poètes sur le devant de la scène, les années 1950 sont nettement plus conformistes. La part des éditions originales se réduit, laissant la place aux traductions d’auteurs oubliés ou méconnus que GLM choisit et traduit parfois lui-même. Quelques noms sortent du lot : Maurice Scève, Jean de Sponde mais aussi Lewis Carrroll ou bien encore le poète turc Yunus Emré. Si l’heure n’est plus tellement au lyrisme des années 1930, l’exigence est toujours la même, faite de sobriété et de perfection. L’utilisation de certains caractères, les Metro, plus ou moins gras, le Ronaldson toujours en petit corps, le Plantin presque uniquement en corps 18, mais aussi la sélection de familles de caractères plus anciennes, confèrent à l’ensemble une qualité formelle probablement unique au monde.Si la mise en page demeure encore marquée par les canons de l’avant-guerre, elle s’est considérablement assagie, rendant du coup presque classiques les éditions GLM. La lisibilité s’est accrue, le texte n’est plus entièrement désarticulé comme il pouvait l’être auparavant. La philosophie de Guy Lévis Mano demeure néanmoins intacte.GLM, c’est le refus de l’évidence. GLM, c’est le choix du texte avant l’image.Cette collection GLM a été rassemblée par un amateur parisien qui a suivi l’aventure de la rue Huyghens avec les yeux d’un fervent admirateur. Composée de nombreux numéros 2, de textes personnels de Guy Lévis Mano, dont le célèbre C’est un tango pâmé mais aussi de collections complètes (Repères, Voix de la Terre, Le temps de la Poésie), elle constitue un ensemble remarquable par son importance, sa diversité et son état exceptionnel de conservation.Christophe CastandetLes éléments de cette présentation sont tirés de la bibliographie rédigée par M. Antoine Coron, Les Editions GLM 1923– 1974, Bibliothèque Nationale, 1981, pp. VII-XIII.Dans le catalogue qui suit, les références numérotées correspondent à cette même bibliographie.Sauf mention contraire, les volumes sont brochés, & en parfait état. Lire plus

Informations Maison de vente

ARTEMISIA auctions

46, rue Laffitte 75009 Paris France
01 40 15 99 55

contact@artemisia-auctions.com

Besoin d’explications ou d’informations complémentaires ? Consulter la FAQ