Vente Xavier Lust chez Piasa : 63 lots
17 décembre 2013  -  63 lots

Xavier Lust chez Piasa

Piasa 83 RUE DU BAC, 75007 PARIS 75007 Paris (France) FR
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Piasa : Xavier Lust 17 décembre 2013  
Piasa : Xavier Lust 17 décembre 2013  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Informations sur la vente

83 RUE DU BAC, 75007 PARIS 75007 Paris (France)
Le 17 Decembre a 20h
Exposition publique
Jeudi 12 décembre 2013 de 10h à 19h
Vendredi 13 décembre 2013 de 10h à 19h
Samedi 14 décembre 2013 de 11h à 19h
Dimanche 15 décembre 2013 de 11h à 18h
Lundi 16 décembre 2013 de 10h à 19h
Mardi 17 décembre 2013 de 10h à 14h

Téléphone pendant l’exposition et la vente
+33 (0)1 45 44 12 71

Pour tout renseignement, veuillez contacter la Maison de ventes au +33 (0)1 53 34 10 06.

Frais de vente

Les frais par défaut pour cette vente s’élèvent à 30% TTC

Date d'exposition

Voir ci-dessous :

Conditions de vente

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Crédit photos

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Informations complémentaires

Xavier Lust
Par Cristina Morozzi

Xavier Lust est un designer d’avant-garde dans la liberté avec laquelle il modèle ses formes,
toujours inédites et exemptées de références archétypales. Mais il me fait aussi penser à
un artiste de la « Renaissance » par la dévotion qu’il manifeste envers le travail artisanal
Xavier est un Benvenuto Cellini contemporain, qui n’a pas honte du travail de la fonderie.
« Cellini, écrivait Richard Sennett dans « L’uomo artigiano » (éd. Feltrinelli, Milano, 2008),
était en quête de « l’or sincère » et se conformait au même paramètre de sincérité, avec les
autres matériaux, même les plus pauvres comme le laiton. La matière devait être pure, pour
que les choses apparaissent pour ce qu’elles sont vraiment ».
Xavier est un pur designer industriel, mais il travaille comme un artisan, non pas pour augmenter
la valeur de ses pièces par l’artifice d’une exécution vertueuse, de la décoration des
surfaces, ou d’effets spéciaux, mais pour soustraire, arrondir, poncer. Non pas pour compliquer,
mais pour simplifier et pour donner à ses formes façonnées à la main la fluidité, les
courbes et la rondeur que la technologie des moules rend possible. Il est paradoxal qu’il utilise
ses mains, qu’il travaille ses pièces avec un artisan de confiance pour obtenir un résultat
qui semble au final fait à la machine et qui atteint une perfection propre à la production de
série. Si l’on observe ses oeuvres avec attention, on comprend que leurs courbes ne sont pas
mécaniques, mais révèlent au contraire le toucher d’une main. D’une main qui ne veut pas
laisser d’empreinte, mais qui s’emploie à exalter la matière dans sa souplesse ; dont les lignes
naissent de manière naturelle, sans douleur. Une main qui ne veut pas marquer les oeuvres,
mais veut que la matière puisse révéler ses potentialités cachées, qu’elle « apparaisse telle
qu’elle est ».
Xavier a le secret de savoir adoucir les volumes. Les profils doux et les angles émoussés de ses
créations semblent en effet façonnés par des mains caressantes. On croirait presque que les
grandes mains du designer ont la force et la chaleur de celles d’un magnétiseur ; elles sont
capables de modeler la matière en lui donnant, dans les meilleures créations, une élégance
presque féminine. Une grande partie de ses oeuvres semblent d’ailleurs évoquer le corps des
femmes après une étreinte amoureuse.
Ses volumes présentent aussi des analogies avec la haute couture. Elles rappellent les lignes
inimitables de Cristobal Balenciaga, le couturier basque qui réinventa la figure féminine.
Elles évoquent aussi la production d’Azzedine Alaïa, sublime artisan de la haute couture,
qui réalise aujourd’hui encore ses vêtements en partant d’un dessin à la main pour obtenir
à chaque fois un résultat unique, même si possible à répliquer.
La nature l’inspire. Ses silhouettes font penser à des vallons champêtres sur lesquels la
lumière rebondit avec naturel, en créant des reflets diffus. L’artiste dessine des paysages
indéfinis, sans similitudes avec les paysages naturels : une sorte de « Troisième paysage, pour
reprendre l’expression du paysagiste Gilles Clément, des espaces d’indécision et de liberté »,
qui ne sont ni programmés ni tracés. Ces espaces sont spontanés, et pour cette raison ils
sont des imprévus dans le domaine de l’artificiel.
Le travail de Xavier se trouve toujours en équilibre instable entre design artistique et design
industriel. Il réalise ses pièces uniques à la main mais il courtise les entreprises afin de produire
des pièces en série, même si certaines galeries connues l’encouragent à réaliser des pièces
uniques, ce qui rend ses prototypes encore plus intéressants. Ils constituent la trame d’un
travail ambigu aux finalités souvent très différentes, mais qui a toujours pour origine un
travail sculptural.
Peu importe pourtant si l’ébauche a pour résultat une production industrielle ou une pièce
unique. Chaque prototype, tel un embryon, contient une forme bien modelée, qui révèle une
empreinte singulière. Mieux, dans l’inachevé réside la manière de la Renaissance, qui ne vise
pas à transformer et trahir la matière mais à exalter l’intime vérité. Xavier a choisi le métal
car c’’est un matériau qui impose des contraintes avec lesquelles il peut se confronter, un
matériau à dompter, et qui, s’il est bien utilisé peut s’animer de lueurs imprévues, de miroirs
de lumière, liquides comme l’eau des lacs ; car c’est un matériel net et juste, qui offre, grâce
à sa souplesse, la possibilité d’obtenir des formes qui aspirent au sublime du naturel.

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Informations Maison de vente

Piasa

118, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France
33 (0)1 53 34 10 10

bid-office@piasa.fr

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