Photo 1/3 du lotPhoto 2/3 du lotPhoto 3/3 du lot
Lot 40
Interencheres LIVE
Estimation : 100 € - 150 €
[LONGUE (Louis Pierre de)]. Les Princesses Malabares, ou Le Célibat philosophique. Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735. In-12 bradel demi-percaline brune, p. de titre (reliure postérieure, fin XIXe s.). Ex-libris Richard Benoni. "L'Abbé Goujet dit dans son catalogue manuscrit, que Louis-Pierre de Longue était attaché à la maison de Conti et qu'il demeurait encore à l'hôtel quand il donna 'Les Princesses Malabares'. Cet ouvrage fut poursuivi et condamné à être brûlé par arrêt du Parlement du 31 décembre 1734. Les noms sont anagrammatisés. […] On l'a attribué également à l'abbé Nic. LENGLET-DUFRESNOY ou à un certain QUESNEL mort à la Bastille." (Barbier III, 1026.) Cet ouvrage dont le narrateur est un prince indien prend ses sources dans les coutumes de l'île de Malabare obligeant les femmes hindoues à mourir brûlées elles-mêmes suite au décès de leur mari. Dans cette utopie, les princesses Malabares évitent ce triste sort en épousant autant de maris que possible, qu'elles obligent à une fidélité absolue. Il s'agit là en réalité d'une satire de la religion despotique, traitant essentiellement en parallèle des rapports hommes-femmes, sujet rare pour l'époque. Les noms propres sont donnés sous forme d'anagrammes dont la clé est fournie dans une table in fine. Le sort de ce roman condamné au bûcher est un comble pour un ouvrage affirmant dès la préface que "l'homme se jette tout naturellement [...] sur tout ce qui lui est interdit", en particulier les livres condamnés.
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Livres, Manuscrits et Bandes dessinées