Chargement en cours
Ma sélection

Lot 35 - [HEURES ARAGON-SFORZA]. - Officium Beatae Mariae Virginis, ad usum Romanum. [...]

Estimation : 300 000 € / 500 000 €

[HEURES ARAGON-SFORZA].
Officium Beatae Mariae Virginis, ad usum Romanum. Manuscrit enluminé sur vélin par BARTOLOMEO SANVITO et GASPARE da PADOVA, [ Rome, Ferrare (?)], c. 1483].
216 ff. non chiffrés (149 x 110 mm), 11 lignes (17 pour le calendrier), justification 59 x 42 mm (64 x 64 mm pour le calendrier).
Écriture humanistique de Bartolomeo Sanvito : « formal hand » tout du long (encre brune, or et bleue), capitales épigraphiques d’une demi-ligne avec alternance de lignes or et bleu pour les 10 frontispices.
Dix pleines pages décorées par Gaspare da Padova, avec initiales prismatiques historiées (ff. 13, 27v, 47, 54, 61, 67v, 74, 85, 121 et 157).
Reliure signée Gruel (antérieure à 1938), maroquin brun-rouge à 3 filets dorés, coupes ornées, dos à 5 nerfs, titre doré « Horae », tranches dorées.

LES HEURES DE GIAN GALEAZZO MARIA SFORZA ET D’ISABELLA D’ARAGON, ŒUVRE DE BARTOLOMEO SANVITO, LE PLUS REMARQUABLE CALLIGRAPHE DE LA RENAISSANCE ITALIENNE, ET DE SON PEINTRE FAVORI, LE DISCIPLE DE MANTEGNA, GASPARE DA PADOVA.

Contenu : Calendrier (1-12v) – Officium Beate Marie Virginis (13-118v) – ff. 119 et 120 blancs – Septem psalmi poenitentiales (121-156) – 156 v blanc (sauf signature P) – Officium mortuorum (157 – 214) – 214 v, feuillets 215 et 216 blancs (sauf signature X).

Collation : 112 (calendrier, sans signature), 2-1110, 128, 13-1510, 166, 17-2210 avec signature alphabétique par capitales (A à X) à l’encre noire en fin de cahier. 3 foliotations modernes différentes au crayon : a) “14-215” [i.e. ff. 13-214] en haut à droite, y compris la garde supérieure; b) “1-204” pour le texte et “205-216” pour le calendrier, dans le coin inférieur droit, suggérant que le calendrier, après avoir été déplacé à la fin du volume à un stade antérieur, a été remis en tête lors de la reliure de Gruel ; c) “1-217” en haut à droite , la garde inférieure compris mais pas la garde supérieure.
Réglure de 2 lignes verticales et 11 lignes horizontales (4 et 17 pour le calendrier) à l’encre brun pâle, tracée au peigne sur les deux faces poil et chair du vélin (pas de piqûres visibles).

Décoration et ornementation :
- Deux frontispices à décor architectural all’antica AUX ARMES PARTIES VISCONTI-SFORZA ET ARAGON : deux écus armoriés accrochés symétriquement à la corniche de l’entablement au f. 13 (Office de la Vierge), un seul écu plus grand soutenu par deux putti dans le registre inférieur de la page au f. 121 (Psaumes).
Initiales prismatiques historiées (Vierge à l’Enfant sur 5 lignes de hauteur au f. 13, le roi David sur 7 lignes de hauteur au f. 121).

Des putti joueurs et musiciens soutiennent les cartouches dans lesquels s’inscrivent les titres en capitales épigraphiques (ff. 13 et 121), tirent un chariot à roues, chevauchent des ours et emplissent un grand vase à l’antique d’épis de millet, emblème d’Alfonso d’Aragon, symbole d’abondance et de fertilité (f. 13).

Dans le fond du psautier un grand palmier, l’un des emblèmes favoris des Sforza (f. 121), qui figure également au f. 74.
- Un frontispice à décor architectural all’antica pour l’Office des morts (f. 157) avec candélabres et putti, deux putti soutenant une corne d’abondance, trois autres assis sur un sarcophage et contemplant un crâne ; initiale prismatique historiée sur 6 lignes (jeune femme tenant un crâne).
- Quatre frontispices all’antica (ff. 27v, 54, 74 et 85) avec initiales prismatiques de 5 à 6 lignes historiées de bustes idéalisés d’apôtres et de saints (une sainte f. 85).

Le texte en capitales épigraphiques est inscrit : dans un arc triomphal composé de candélabres et de feuilles de laurier (f. 27, laudes) ; dans un tabernacle Renaissance aux ff. 54 (terce) et 85 (complies) ; dans un encadrement constitué de deux palmiers réunis par une guirlande de fleurs, aux troncs desquels s’enroulent des guirlandes de chêne au f. 74 (vêpres).
- Ils alternent dans les Heures de la Vierge avec trois frontispices à bordure de fleurs : fleurs semées en encadrement (f. 47 - prime), jaillissant d’un vase à l’antique (f. 61 - sexte), ou d’un chandelier à 7 branches (f. 67v - none).
Initiales prismatiques de 5 lignes avec bustes d’apôtres et de saints.

Nombreuses initiales ornées de 2 lignes en or sur fonds de couleur (bleu, rouge, vert et pourpre, séquence de couleurs parfois non respectée).
Initiales d’une ligne alternant l’or et le bleu tout du long. Rubrication alternativement en bleu et or (bleu pour les explicits).

UN MARIAGE QUASI-ROYAL, UN MANUSCRIT INÉDIT ET PERDU DEPUIS 1938.
Ce livre d’heures (Offiziolo) est un cadeau anticipé pour le mariage des héritiers de deux des plus grandes familles de la péninsule.
Dès 1471, la cour ducale des Sforza à Milan et celle des Aragonais de Naples (la seule cour royale en Italie) s’étaient engagées à ce que le tout jeune Gian Galeazzo, né en juin 1469 du duc de Milan Galeazzo Maria, épouse un jour sa cousine germaine Isabella, née en 1470 de l’héritier au trône de Naples Alfonso, duc de Calabre (1448-1495) et d’Ippolita Maria Sforza.
Mais l’assassinat en 1476 du duc de Milan provoqua une période de graves troubles, la régente Bonne de Savoie qui exerçait le pouvoir pour son fils âgé de 7 ans se faisant évincer par l’oncle du petit duc, Ludovic le More, à l’automne de 1480.

Gian Galeazzo fut retenu à Pavie dans une prison dorée, soumis à un programme éducatif destiné à l’éloigner du pouvoir que son oncle convoitait ardemment pour lui-même.
Cependant, et quoique la perspective de la naissance d’un héritier contrariât profondément ses projets, Ludovic le More, obligé de maintenir la fiction de tuteur du duc légitime, reprit les pourparlers de mariage avec la cour de Naples, et un contrat fut signé au printemps 1480 (Francesca M. Vaglienti, “Isabella d’Aragona, duchessa di Milano”, in Dizionario biografico degli italiani, 62 (2004), on-line).
Ce n’est que huit ans plus tard qu’eut finalement lieu le mariage, célébré par procuration à Naples le 21 décembre 1488, puis à Milan le 5 mars 1489.
Il fut suivi de longues festivités, la plus célèbre étant la Festa del Paradiso du 13 janvier 1490, dont Léonard de Vinci (à Milan de 1481 à 1499) avait conçu la machinerie et sans doute la mise en scène : Isabella, vêtue à l’Espagnole, ouvrit le bal au son des tambourins.

L’UN DES 8 MANUSCRITS EN MAIN PRIVÉE DE SANVITO, « STRAORDINARIO CALLIGRAFO, FORSE IL PIU GRANDE DI TUTTO IL SECONDO QUATTROCENTO »
(Beatrice Bentivoglio-Ravasio), avec le Libro de arte coquinaria du baron Pichon (DLM 33, Christie’s Londres, 14 novembre 1974, lot 459), le Martial de la collection Durazzo à Gênes (DLM 66), le Suétone donné par le roi d’Espagne au duc de Wellington (DLM 70) ; deux manuscrits datant de l’ultime phase romaine de Sanvito : le Pétrarque de l’ancienne collection Abbey (DLM 101) et le Cicéron Landau-Finaly de 1499 (DLM 105) ; et 2 manuscrits du début des années 1500, le Sylloge de Chatsworth (DLM 112) et le Pétrarque de la Fondation Bodmer (DLM 115).

La production du padouan BARTOLOMEO SANVITO (1435-1511), le plus célèbre des scribes italiens de la Renaissance, à l’origine du succès de l’écriture humanistique, ancêtre direct de l’italique, est très précisément connue et recensée grâce à la publication posthume, en 2009, par Laura Nuvoloni (que nous remercions de son aide dans l’établissement de cette description, en renvoyant à sa version détaillée dans la brochure en anglais jointe au catalogue et sur le site) du magistral travail d’Albinia C. de la Mare (abrégé en DLM) : 126 manuscrits, produits entre 1453 environ et 1511, pour la plupart des textes de l’Antiquité ou des textes d’humanistes (Platina, Calderini, Fra Giocondo, etc), exécutés à la demande des commanditaires les plus raffinés, dont les cardinaux Ludovico Trevisan et Francesco Gonzaga, Diomede Carafa, Federico Gonzaga, Lorenzo de’ Medici, et le roi de Hongrie Matthias Corvin.

L’UN DES TRÈS RARES LIVRES D’HEURES DE SANVITO (ON EN CONNAÎT 12), LE SEUL EN MAIN PRIVÉE.
Les Heures Sforza-Aragon appartiennent au très petit groupe de 12 livres d’heures (DLM 31, 49, 73, 75, 76, 79, 85, 89, 93, 94, 120 et le manuscrit découvert à la Biblioteca Comunale de Bologne par Daniele Guernelli).
Ils ont été exécutés pour la plupart dans une période qui va de la fin des années 1470 au début des années 1490.

Notre manuscrit figure sous le numéro 89 dans le catalogue de la Mare-Nuvoloni de 2009 mais sous une forme très réduite, deux des enluminures seulement étant alors connues grâce aux reproductions en noir et blanc du catalogue de la vente Ashburner d’août 1938 (lot 119), à laquelle il fut acquis par Maurice Burrus par l’intermédiaire du libraire Lauria.
SANVITO signe et date rarement ses œuvres. Mais le doute n’est pas permis : il s’agit bien de sa « formal hand » - littera antiqua - ici particulièrement élégante, posée et assurée, sans les affectations de sa carrière plus tardive.
L’utilisation de la littera antiqua pour des livres d’heures, normalement copiés en écriture gothique, constituait une révolution.
Sanvito sera suivi et copié par les meilleurs de ses concurrents, Sinibaldi notamment.
La main de Sanvito dans le manuscrit Ashburner-Burrus est très proche de celle des livres d’heures qu’il copie à la fin des années 1470 et au début des années 1480 (DLM 49, 73, 75, 76 et 79), ce qui permet d’AVANCER AU DÉBUT DES ANNÉES 1480 LA DATATION proposée dans le catalogue de 2009 (c. 1488-1489, date du mariage de Gian Galeazzo Maria Sforza et d’Isabella d’Aragon).

L’UN DES 9 CHEFS D’ŒUVRE ENTIÈREMENT ÉCRITS PAR SANVITO ET DÉCORÉS PAR GASPARE DA PADOVA, L’UN DES 2 SEULS ENCORE EN MAIN PRIVÉE (avec le manuscrit de la collection Durazzo à Gênes).

Les peintures sont l’oeuvre de GASPARE DA PADOVA (actif de c. 1466 à c. 1493?), l’un des artistes les plus doués de la seconde moitié du siècle, formé dans l’entourage de MANTEGNA, “alter ego in miniatura” (Beatrice Bentivoglio-Ravasio) du peintre padouan dont il fut peut-être l’élève.
Comme Sanvito, il appartint à la famiglia du cardinal Francesco Gonzaga pour qui il réalisa le célèbre Homère du Vatican, et passa après la mort de son patron en octobre 1483 au service du cardinal Giovanni d’Aragon puis du cardinal Raffaelle Riario.
Ce qui ne l’empêcha pas de travailler pour d’autres commanditaires, Bernardo Bembo l’ami de Sanvito, les Gonzaga, les Médicis, le pape et la curie romaine, les Orsini, les Aragon (dès 1478, Gaspare da Padova fournit à la famille royale napolitaine un chef-d’œuvre, le Flavius Josèphe copié par un imitateur anonyme de Sanvito pour le père d’Isabella, Alfonso d’Aragon, duc de Calabre (Valencia, Biblioteca universitaria, MS. 836).
Mais jamais semble-t-il pour les Sforza.
Le style des frontispices all’antica des Heures Ashburner-Burrus est très proche de celui du César de la Casanatense (DLM 47) et du Flavius Josèphe de Valence.
Les portraits d’apôtres et de saints des initiales historiées évoquent très précisément 2 manuscrits peints par Gaspare pour Giovanni d’Aragon : le saint Cyprien dans un manuscrit copié par le scribe napolitain Giovanni Rinaldo Mennio au début des années 1480 (Paris, BnF, ms. latin 1659), ainsi que les images idéalisées des Vertus du Valère-Maxime de 1482-1484 (New York Public Library, Spencer MS. 20) copié par Sinibaldi et rubriqué par Sanvito.

Le motif qui orne l’intérieur du cadre de l’édicule all’antica encadrant le texte au f. 54 est identique à celui de « l’opening page » du Latin 1659.
Des « aediculae » très similaires se trouvent dans un Plutarque copié par Sanvito vers 1471 pour le Cardinal Francesco Gonzaga ou son frère Federico, le futur marquis de Mantoue ; et dans le Flavius Josèphe de Valence, qui présente également des motifs décoratifs dans l’herbe verte du fond très semblables aux nôtres.
Les putti joueurs des 3 frontispices principaux sont tout imprégnés de l’art de Mantegna.
Enfin la palette utilisée, avec ses tons chauds et brillants, est la même que dans les manuscrits cités (Latin 1659 et Valence).

Le binôme Sanvito-Gaspare a fonctionné étroitement à partir de la rencontre des deux artistes, vers 1469 à Rome : « la visione dell’arte antiquario-mantegnesca di Gaspare dovette essere una sorta di folgorazione per Sanvito » (G. Toscano ).

On connaît 8 autres chefs-d’œuvre fruits de leur collaboration exclusive, sans intervenant extérieur : le plus ancien, le César de la Casanatense, c. 1469 (DLM 47) ; le Platina et le Calderini de la Laurenziana exécutés respectivement pour Lorenzo et pour Giuliano di Piero de’ Medici (DLM 56 et 58), le Suétone de la BNF peut-être pour Bernardo Bembo (DLM 57), le Martial Durazzo (DLM 66) et l’Homère du Vatican pour le Cardinal Gonzaga (DLM 72), produits dans les années 70; et, plus tardifs, l’Eusèbe de Londres, réalisé à la fin des années 1480 pour Bernardo Bembo (DLM 87) et les Heures de Ravenne (DLM 93).

Au début des années 1480, au moment où il réalise le manuscrit Sforza-Aragon, Gaspare est au sommet de son art, « un personalismo mantegnismo di luce, e che, a partire circa dei primi anno ottanta, si arricchirà anche della ricordata componente umbro-peruginesca » (G. Toscano).

LE SEUL MANUSCRIT ENTIÈREMENT ÉCRIT PAR SANVITO POUR LA FAMILLE D’ARAGON, UN CADEAU DE LA PUISSANTE FAMILLE ROMAINE DES ORSINI.

Qui est le commanditaire du manuscrit ?
Le calendrier, très simple et suivant le rite de Rome, n’apporte pas de localisation précise (ni Naples, ni Milan).
Le parchemin utilisé et surtout la réglure des cahiers de parchemin, très inhabituelle chez Sanvito où elle est généralement presque invisible, suggèrent que Sanvito n’était ni à Padoue ni à Rome au moment où il faisait son travail, probablement en voyage dans la suite du cardinal Francesco Gonzaga.
La présence, remarquée par Laura Nuvoloni, de petites armes microscopiques au f. 13, peintes sur une bannière bleue au centre de la table qui constitue la partie inférieure de l’arc, donne la clef de l’énigme : ce sont les armes d’un membre de l’antique et puissante famille romaine des Orsini, possessionnée à Naples, comme l’indiquent aussi les ours chevauchés par les putti.
Il s’agit très probablement de Gentile Virginio Orsini, pour lequel Sanvito a déjà produit un manuscrit vers 1473 (un dialogue de Platina, De vera nobilitate, rédigé par l’humaniste pour l’archevêque Giovanni Orsini, DLM 55).
Virginio Orsini (1445-1497), qui épousa sa cousine Isabelle, fille d’Éléonore d’Aragon, hérita de domaines qui contrôlaient le passage entre les états pontificaux et le royaume de Naples.
Il s’en vit déposséder au profit des Colonna par Ferdinand d’Aragon.
Le conflit avec les Colonna est à l’origine en 1482 de la Guerre de Ferrare, à laquelle mit fin en décembre 1482 un traité de paix entre le duc de Calabre et le pape Sixte IV.
L’une des clauses en était le mariage de Gian Giordano, le fils de Virginio, avec une fille naturelle du souverain aragonais de Naples. Afin de sceller son rapprochement avec Naples, Virginio accompagna à Ferrare Alfonso d’Aragon (Stefania Camilli, « Gentil Virginio Orsini d’Aragona », in Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 79 (2013), on-line).
C’est dans ces circonstances que le manuscrit a dû être commandé, cadeau diplomatique de Virgilio Orsini à Alfonso d’Aragon, héritier du trône de Naples, et à sa fille Isabella, la jeune fiancée de Gian Galeazzo Sforza.
Le manuscrit ne figure pas dans l’inventaire dressé en 1490 de la bibliothèque de Pavie (M.G. Albertini Ottolenghi, « La biblioteca dei Visconti e degli Sforza: gli inventari del 1488 e del 1490 », dans Studi petrarcheschi, VIII, 1991).
Certes les « bijoux de dévotion » comme le livre d’heures Aragon-Sforza sont plus souvent conservés dans des oratoires et des pièces privées.
Mais il a plus probablement été emporté par Isabella d’Aragon, veuve dès 1494 : “unica nella disgrazia” après la mort (l’assassinat ?) de son mari, elle rentra à Naples et devint duchesse de Bari.
Son unique enfant survivant (son fils le « Duchetto » Francesco avait été conduit en France par Louis XII et y mourut en 1512), sa fille Bona, épousa en 1517 le roi de Pologne.

Petit travail de vers n’atteignant pas la justification aux 2 premiers ff. du calendrier, limité à 3, puis 2 trous microscopiques dans la marge des 10 ff. suivants ; la lettre ornée du mois de novembre (f. 11) a déchargé sur le feuillet précédent ; dernière page du calendrier tachée. F. 13 usé et sali : Le visage de la Vierge a été repeint, les écus peut-être retouchés, et le feuillet renmargé dans la marge extérieure (ainsi que, plus discrètement, les 9 feuillets suivants).
Petite mouillure marginale ff. 77 à 101.
La miniature du f. 74 a déchargé sur le f. d’en face.
Petite piqûre de rouille dans la marge inférieure des ff. 152-158. Quelques pâles rousseurs marginales aux ff. 179-180.
Légère tache d’encre dans la marge inférieure des ff. 184v-185.

Le manuscrit a dû comporter un dernier cahier avec un « Officium Ste Crucis » (décharge très pâle au verso du dernier f. blanc signé X), mais qui, achevé ou non, n’a pas été conservé.
Le manuscrit est légèrement rogné en tête.

Manuscrits et incunables, livres à figures, reliures : Bibliothèque Ashburner. Vente 26-27 août , galerie Fischer, Lucerne. Milan, Hoepli, 1938, lot 119 -
A. C. De la Mare, Laura Nuvoloni, Bartolomeo Sanvito, the life and work of the Renaissance scribe, Paris, AIB, 2009, n° 89, pp. 298-299 - Beatrice Bentivoglio-Ravasio, « Gaspare da Padova » et « Bartolomeo Sanvito » dans Dizionario biografico dei miniatori italiani : secoli IX-XVI, éd. M. Bollati, Milano, 2004 - D. Guernelli, « Su un Libro d’Ore di Bartolomeo Sanvito », in L’Archiginnasio : Bollettino della Biblioteca comunale di Bologna, 103, 2008 [2011], pp. 353–93 - A. Iacobini and G. Toscano, « More graeco, more latino. Gaspare da Padova e la miniatura all’antica », dans Mantegna e Roma. L’artista davanti all’antico, Atti del convegno, Roma, 8–10 febbraio 2007, éd. T. Calvano, C. Cieri Via et L. Ventura, Rome, 2010, I, pp. 131–58 - G. Toscano, « Gaspare da Padova e la diffusione del linguaggio mantegnesco tra Roma e Napoli », in Andrea Mantegna, Impronta del genio, Convegno internazionale di studi, 8–10 novembre 2006, éd. R. Signorini, V. Rebonato et S. Tammaccaro, Florence, 2010, pp. 363–96.

Demander plus d'information

Thème : Livres Ajouter ce thème à mes alertes