Lot 107
107. MANCHE D'ÉVENTAIL, ÎLES MARQUISES
ke'e tāhii
bois
20,5 cm de long
Anne Lavondès (in Mata Hoata : Arts et Société aux Îles Marquises, Paris, 2016, p.118) note que les éventails (tâhii) étaient blanchis à la chaux de coquillage ou de corail, ou noircis à la suie de chandelle pour les protéger des insectes. Les plus beaux éventails destinés à des personnages de haut rang étaient fabriqués par les tuhuka aaka tāhii pour le tressage, un savoir-faire aujourd'hui oublié, et les tuhuka ketu kee tāhii pour les poignées, qui devenaient sacrées (tapu) une fois créées. L'éventail était un symbole d'identification d'un chef particulier et une marque de distinction entre les chefs. À l'occasion de fêtes associées à des funérailles importantes, des émissaires armés d'éventails, tels des passeports, se rendaient auprès des chefs pour les inviter aux cérémonies. Signe de paix, insigne de commandement chez les guerriers, emblème des chefs et des détenteurs du savoir, ornement des cérémonies et des fêtes, objet de devoir et d'échange, l'éventail conservait encore tout son prestige au milieu du XIXe siècle.
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