Lot 40
40. FRÉDÉRIC BAZILLE (1841-1870) Rochers à Chailly, forêt de Fontainebleau daté 'août 1865' (en bas à droite) huile sur toile Peint en 1865 35 x 27 cm. L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Michel Schulman. Cette œuvre est repertoriée sous le no. MSb-285 au Catalogue Raisonné en ligne. Provenance Famille de l'artiste. Collection Général Cazalis, France (mari de Thérèse des Hours, cousine de Bazille). Probablement Galerie Blot, Paris. Collection Horndasch, Allemagne. Collection particulière. Ebloui par la lumière de son Languedoc natal, Frédéric Bazille décide néanmoins de le quitter afin de découvrir de nouveaux horizons. Sous le prétexte de poursuivre ses études de médecine à la Faculté de Paris - alors que celle de Montpellier était la meilleure à cette époque -, il parvient à convaincre ses parents de le laisser rejoindre la capitale et même de continuer à subvenir à ses besoins. Bazille avait évidemment d'autres aspirations : la peinture qu'Alfred Bruyas, grand collectionneur, devait lui insuffler. A Paris, Bazille s'inscrit aux cours de l'Atelier Gleyre où il fait la rencontre déterminante de Monet, Renoir et Sisley. En avril 1863, il écrit à son père : « Je vais passer la semaine prochaine dans la forêt de Fontainebleau avec deux ou trois camarades de l'atelier [Gleyre] ; je tâcherai de faire quelques études d'arbres] (1). Dans une lettre du 22 avril 1863, il écrit encore à sa mère : « Je suis allé passer 8 jours au petit village de Chailly près de la forêt de Fontainebleau. J'étais avec mon ami Monet [et non plus camarade !] du Havre, qui est assez fort en paysage. La forêt est vraiment admirable » (2). Deux ans plus tard, en août 1865, Bazille retourne à Chailly à l'impérieuse demande de Monet pour lui servir de modèle à son Déjeuner sur l'herbe. Le 31 août 1865, il écrit à son père : « Je suis à Chailly depuis samedi dernier, et uniquement pour rendre service à Monet » (3). Profitant de ce beau temps « retrouvé », il peint alors Sous-bois à Chailly et Rochers à Chailly. Rochers à Chailly, forêt de Fontainebleau restitue à la perfection l'atmosphère d'un paysage de la forêt de Fontainebleau avec ses rochers imposants et ses bouleaux clairsemés, dont le principal, au centre du tableau, semble sortir d'une anfractuosité rocheuse. Mais il n'en est rien car le sujet fait penser à son Etude d'arbres exécuté deux ans plus tôt en 1863. L'influence des peintres de Barbizon se fait nettement sentir, ce que ne contredirait pas Théodore Rousseau, le grand maître de la forêt et de ses chênes. Les rochers s'imposent par leur masse dont celui de droite attire le regard, des rochers couverts par la mer il y a 35 millions d'années. A gauche, le tronc des bouleaux, par leur transparence, semblent presque avoir été faits à l'aquarelle, si bien qu'ils font penser à Harpignies, maître en la matière. -Michel Schulman- (1)Michel Schulman, Bazille. Catalogue Raisonné, 1995, Lettre no. 33, p. 325 (2)Idem, Lettre no. 36, p. 325 (3)Idem, Lettre no. 121, p. 347
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Tableaux modernes et contemporains
À propos de la vente
Catalogue
Impressionist & Modern Art
75008 Paris - France
04/06/2025
Proposé par BONHAMS CORNETTE DE SAINT CYR
01 47 27 11 24