Lot 44
ABRAHAM TENIERS (Anvers, 1629-1670)
LE CORPS DE GARDE DES SINGES
Panneau de chêne, trois planches, non parqueté
Au dos traces de la marque d'Anvers.
Sans cadre
Manques et petits accidents
The monkey guardhouse, oak panel, three boards, non-parqueted, traces of the Antwerp mark on the back. Lacks and small accidents
46 x 56 CM - 18,1 x 22 IN.
PROVENANCE
Vente anonyme, Christie's, Monaco, 3 avril 1987, n° 5 (suiveur de David Teniers) ;
Dans une grange qui sert de salle des gardes, des singes en uniformes sont regroupés autour de plusieurs tables et jouent aux cartes ou au backgammon ; un chat qui a été fait prisonnier est escorté à la porte par un groupe de soldats singes brandissant des hallebardes. Malgré l'humour de la scène, le peintre nous propose ici une critique sous-jacente des troupes militaires du sud des Pays Bas qui étaient en guerre avec le nord pendant presque toute la première moitié du XVIIe siècle. Populaire dès le XVIe siècle, c'est Teniers qui développa ce thème simiesque dont on connaît de nombreuses répliques ou variantes. Les singeries de Teniers se répartissent en deux périodes : le début des années 1630 à Anvers et les années 1660 à Bruxelles. La majorité des singes de Teniers du début de la période anversoise apparaissent en soldats. Mais bien que les singes aient été utilisés comme une satire pour attaquer certaines classes telles que les soldats et les acteurs, ils représentaient également dans un sens plus large la folie de la nature humaine.
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Tableaux anciens
À propos de la vente