Lot 179
Alberto Magnelli (1888 - 1971) Donna alla blusa gialla 1917 Pourtant, au cœur de cet espace saturé mais doux, la « Donna » trace ses propres lignes et y coule sa plastique. Cette sensuelle hiératique en évoque irrésistiblement une autre : une statue de femme dogon du Mali (voir page précédente) que détenait Magnelli. En 1913, dans le port de Marseille, Magnelli avait acheté à un marin (fort cher, dit-on) un masque africain. Première pièce d'une collection d'« art nègre » qu'il ne cesse d'amasser tout au long de sa vie. Son engouement pour la statuaire africaine et sa puissance esthétique, était tel qu'il transportait avec lui, d'atelier en atelier, l'ensemble de sa collection. Certains ont reproché à Magnelli ses valses-hésitations : figuratif en 1910, abstrait géométrique à partir de 1915, de nouveau figuratif dès 1917, avant un retour définitif à l'abstraction en 1937. Preuves d'une personnalité velléitaire ? En aucun cas : son art n'a jamais dévié de son propos : équilibrer les forces qui permettent au regard de voir ce que la peinture touche du doigt. Une vie d'artiste accompli, à l'aune des quelques mots qu'il fait graver sur sa tombe du cimetière de Meudon, où il repose depuis 1971 : « Alberto Magnelli. Pittore fiorentino ». 1. Magnelli, Cnam, Paris, 1989 p 195. 2. Magnelli, RNM, 1968
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Tableaux anciens
À propos de la vente
Catalogue
Art Moderne
75009 Paris - France
21/03/2004
Proposé par Calmels Cohen
33 (0)1 47 70 38 89