Lot 29
Antoine de FAVRAY (Bagnolet 1706 - Malte 1798)
Portrait de Charles Gravier, comte de Vergennes (Dijon 1719 -Versailles 1787), Ambassadeur de France en costume turc
Huile sur toile, rentoilée.
Signée et datée 1766 en bas à droite, localisée : “à Constantinople”.
140 x 112 cm
Cadre en bois sculpté redoré.
Provenance :
Descendance familiale.
Expositions :
1987, Paris, Musée Galerie de la Seita, Vergennes et la politique étrangère de la France à la veille de la Révolution,
pp. 35-37, n° 21, repr.
1988-1989, Paris, Musée National de la Légion d'Honneur et des Ordres de Chevalerie, L'Ordre de Malte et la France de 1530 à nos jours, n° 184, repr. p. 99.
1999, Versailles, Topkapi à Versailles, n° 286, repr.
Bibliographie :
Auguste Boppe, Les peintres du Bosphore au XVIIIe siècle, Paris, 1911, pp. 57-100.
Auguste Boppe, Les peintres du Bosphore au XVIIIe siècle, Paris, 1989, p. 101, repr. p. 102, cité p. 280, n° 1.
Pierre Rosenberg, Antoine de Favray, in catalogue de l'exposition : The order of St John in Malta, La Valette, 1970,
p. 94.
Charles Gravier, comte de Vergennes est né à Dijon le 20 décembre 1719 et mort à Versailles le 13 février 1787.
Fils d'un maître des comptes de Dijon, il sera formé à la carrière politique par son grand-oncle Chavigny qui l'emmène avec lui lors de son ambassade à Lisbonne (1740-1743) puis à Francfort. Son premier poste diplomatique est celui de Coblence (1750-1752). Il aura ensuite l'ambassade de Constantinople (1755-1768) puis celle de Stockholm (1771-1774). Dans ces différents postes, Vergennes se fait surtout remarquer par sa prudence et par son goût de la temporisation. Nommé ministre secrétaire d'état des affaires étrangères en 1774 grâce à Maurepas, il joua un rôle de premier plan dans les négociations qui préparèrent la guerre de l'Indépendance américaine jusqu'au traité de Versailles qui assura la liberté des Etats-Unis d'Amérique. Partisan de Maupeou, il avait fermement déconseillé le rappel des parlements mais contribuera au renvoi de Turgot puis de Necker. Nommé en 1783 chef du Conseil royal des finances, il soutient Calonne. Sa mort prive le contrôleur général d'un appui précieux qui aurait pu lui permettre de réussir et de sauver la monarchie. Apprenant la nouvelle, Louis XVI déclare : “J'ai perdu le seul ami sur lequel je pouvai compter, le seul ministre qui ne me trompa jamais”.
Les deux tableaux nos 29 et 30
seront vendus avec faculté de réunion
€ 250 000 / 300 000
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Tableaux anciens
À propos de la vente10/12/2003
Catalogue
Tableaux, Objets d'Art et très Bel Ameublement, Tapisseries, Tapis
75009 Paris - France
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