Lot 10
Antoine RIVALZ (Toulouse 1667 - 1735) Saint Michel terrassant les anges rebelles Sur sa toile d'origine 170 x 130 cm Provenance : Probablement collection M. E. Vigé, Toulouse, 1887 (La chute des anges rebelles). Exposition : Rétrospective des oeuvres de peinture et de dessin des artistes toulousains, Toulouse, Musée des Augustins, 1887, n° 108 ( ?) ; Antoine Rivalz, le Romain de Toulouse, Toulouse, Musée Paul Dupuy, 2004 - 2005, n° 72. Bibliographie : J. Penent, Antoine Rivalz 1667 - 1735, le Romain de Toulouse, Paris, 2004, n° 504, reproduit. Notre tableau, redécouvert très récemment, est l'esquisse de la grande toile (350 x 280 cm) commandée à Rivalz en 1721 par le Chapitre de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur de Narbonne (voir op. cit. supra n° 503, reproduit). Cette oeuvre, livrée vers 1727, était destinée à remplacer La Résurrection de Lazare de Sebastiano del Piombo, offert au Régent par l'archevêque de Narbonne et conservé aujourd'hui à la National Gallery de Londres. C'est vraisemblablement l'archevêque, René - François de Beauvau, qui fut aussi à l'origine de cette commande à Rivalz. Le peintre et le prélat entretenaient des rapports étroits. Rivalz avait déjà réalisé un Christ en croix avec Sainte Madeleine destiné à la chapelle de l'archevêché (voir op. cit. supra, n° 281, reproduit). Son atelier avait livré de nombreuses copies du portrait de l'archevêque par Rigaud (op. cit. supra, n° 362). Le sujet choisi était familier au peintre. Avec la Contre Réforme, il revêtait une signification particulière, la chute des anges rebelles symbolisant la lutte de l'Eglise contre l'hérésie protestante et dans le cas particulier de la France, contre le Jansénisme. De plus, René François de Beauvau était un allié sûr du Pape Clémént XI et de Louis XIV dans la promulgation de la bulle Unigenitus Dei filius. Rivalz avait connaissance du projet non réalisé sur ce même thème de la chute des anges rebelles, conçu par Le Brun pour le plafond de la Chapelle de Versailles. Mais il fut sans doute davantage inspiré par un dessin de Lafage qu'il avait en sa possession, Saint Michel exterminant les sept péchés capitaux, brillante démonstration de virtuosité, de dynamisme et d'une certaine violence. Saint Michel terrassant les anges rebelles fut gravé en 1728 par Barthélémy Rivalz, neveu du peintre. Deux copies ont été réalisées par Subleyras et Croizat, proches collaborateurs de Rivalz à l'époque. Nous pouvons rapprocher notre tableau de trois dessins. Les deux premiers qui ont appartenu à Pierre Rivalz (voir op. cit. supra, n° 502, reproduit et n° 505, non localisé), sont préparatoires. On remarque d'ailleurs un certain nombre de variantes par rapport au tableau, concernant principalement la figure de l'Archange Saint Michel devenue plus lisible. Le troisième dessin (voir op. cit. supra n° 506, reproduit), apparait plus, selon J. Penent, comme un ricordo. Antoine Rivalz se représenta avec le dessin de Saint Michel terrassant les anges rebelles, dans un autoportrait conservé au musée des Augustins de Toulouse (voir op. cit. supra, n° 519).
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Mobilier classique
À propos de la vente
Catalogue
12/12/2008
Proposé par BONHAMS CORNETTE DE SAINT CYR
01 47 27 11 24