Lot 47
ƒ BARTOLOMEO-ESTEBAN MURILLO (SÉVILLE 1618-1682) AUTOPORTRAIT Toile 53 x 43 cm Provenance : Vente Standish, Londres, Christie's, 30 mai 1853, lot 232 (acquis par Graves) ; Collection de Sir William Harvey, Langley Park, Slough ; Galerie Harari & Johns, Londres. Exposition : Exposicion pinturas de antiguos maestros, Mexico, musée de San Carlo, 28 avril - 9 mai 1993, et Monterrey, musée de Monterrey, 13-23 mai 1993. Bibliographie : Harari & Johns Ltd, Exposicion pinturas de antiguos maestros, cat. exp., Mexico, 1993, reproduit p. 9. Élève de Juan del Castillo, peintre italianisant, qui lui apprend son métier, puis influencé par les oeuvres de Zurbaran et de Ribera, Bartolomeo Murillo compose alors des tableaux de genre, où se révèle déjà une vision amère de la réalité quotidienne et une conception presque médiévale de la religion, où vérité objective et miracle se mêlent avec ingénuité. Durant ses premières années, le style de Murillo évolue suivant le courant ténébriste. Avec la maturité, il gagne en fluidité, souplesse et légèreté. La sûreté de la composition, la lumière diffuse répandue, le coloris de plus en plus riche attestent d'une connaissance des modèles vénitiens et flamands, en particulier de Van Dyck, mais aussi d'une peinture génoise imprégnée d'influence flamande, qu'il a l'occasion d'apprécier à Séville. En 1658, Murillo se trouve à Madrid, ce qui doit lui permettre d'étudier les riches collections royales et d'entrer en contact avec Vélasquez. A côté des séries monastiques, Murillo, artiste extrêmement fécond, a laissé de nombreux tableaux religieux, qui lui valent une immense renommée dès le XVIe siècle et restent très admirés aux XVIIIe et XIXe siècles. Bien que ses portraits soient rares, ses autoportraits le sont plus encore : notre tableau doit être mis en rapport avec deux autoportraits (toile, 76 x 61 cm, collection particulière, Etats-Unis et toile, 119 x 107 cm, Londres, National Gallery). Plus proche du deuxième, oeuvre de très haute qualité des dernières années du maître, notre tableau en reprend le visage. L'artiste nous apparaît comme l'heureux disciple de Van Dyck, dont il possède l'élégance raffinée, bien que plus sobre et plus "hispanique", faite d'un coloris sévère où les noirs et les blancs fortement contrastés se nuancent de fragiles carnations.
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Tableaux anciens
À propos de la vente
Catalogue
20/06/2007
Proposé par Tajan
01 53 30 30 54