Lot 18
Bugatti Type 57 / 101 - Le dernier coupé Gangloff Au milieu de sa nouvelle caverne D'Ali Baba, R. Giordano identifie une mécanique complète de Type 57 : - Un moteur aux bielles coulées - Une boîte de vitesse en parfait état - Un pont arrière du premier modèle Toutes ces pièces portent le n° «232». René Giordano récupère également : - un ou plusieurs tableaux de bord complets. - plusieurs radiateurs de 57 neufs ainsi que des boîtiers de direction. Il faut dire que le stock Bugatti de Cornière avait été constitué «à la source» : fourni par les stocks de Framezelle, Hauswald, Docime, garagistes Bugatti ou responsable de l'atelier de réparation Bugatti de Levallois. Au milieu de ces pièces figuraient donc les entrailles de la 57330 / 232. L'explication la plus simple étant que Mr Cornière racheta l'Atalante du Salon 1935 à un voyou italien du Boulevard St Michel qui avait explosé le moteur de la belle, fraîchement acquise auprès de Mr Piet Latauderie, vers1950. R.Cornière qui disposait de son stock de pièces remplaça toute la mécanique de 57330, aujourd'hui équipée d'un moteur neuf d'usine. En 1980, R.Giordano cède le chassis type 101 usine et la mécanique de la 57330 / 232, non assemblée à Alain Spitz, président du club Bugatti Alsacien. A.Spitz est depuis longtemps sur la trace d'une caisse unique de cabriolet 57, 2 places qui se cache près de la frontière suisse. Son chassis d'usine sera destiné à recevoir cette caisse que jamais il ne trouva, et son décès accidentel en Février 1983, stoppe son rêve d'Aravis. Mais le hasard et la ténacité d'un collectionneur allait faire revivre ces projets : En Décembre 1984, J.M R amateur éclairé, se porte acquéreur auprès de la veuve d'Alain Spitz du chassis T101 usine et de la mécanique de l'Atalante du salon 1935. Rien n'est encore monté, et il lui faut près de 4 ans de travail assidu pour mettre le chassis sur la route et sillonner les routes de Champagne dans le même équipage : (chassis nu, équipé de 2 sièges baquets - roues de secours) - que les chassis 57 livrés par la route à la clientèle. En 1988 se pose alors le problème d'habiller ce chassis de 3.3 m d'empattement , qui se prête si bien à des caisses 4 places, mais que peu de carrossiers ont osé en 2 places coupés ou roadsters. L'Aravis perdue ne fut jamais retrouvée par J.M R et pourtant il existait bien dans la région supposée non pas 1 mais 2 caisses de 57 cabriolets 2 places : un Van Vooren 1936 et un Worblaufen 1935, qui, toutes deux, furent trouvées par le même collectionneur américain en 2000, L'histoire n'était pas une fable. J.M R se décide à réaliser le plus difficile des projets : faire construire le dernier coupé Gangloff 1939, le 4ème de la série, stoppé net par la guerre. Le coupé 2 places ne fut en effet jamais produit par Gangloff sur les chassis de 101 de 1951, dont la production fut confidentielle. Le dessin n° 4027 de Gangloff, s'éloigne du n° 4011 qui servit à l'exécution du coupé 57828 le dernier réalisé en 1939. Le hasard une dernière fois joua son rôle : Voir suite de la fiche descriptive lot "18 suite 2"
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À propos de la vente
Catalogue
Automobiles de Collection
75017 Paris - France
16/12/2002
Proposé par Artcurial
33 (0)1 42 99 20 20