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Lot 359
Chine, Marque et époque Qianlong (1735-1796) Coupe pour le thé, en laque de cinabre sculptée, finement décorée sur son pourtour de deux frises de ruyi souligant l’ouverture et le pied, et encadrant le poème Sanqing cha de l'empereur Qianlong, en caractères kaishu rouge en relief sur un fond noir orné d'un fin quadrillage. Le poème célèbre le thé Sanqing (Thé des Trois Puretés), créé par l’empereur à partir de trois ingrédients, la fleur de prunier, la main de Bouddha (citron digité) et le pignon de pin, la fin du poème portant la date du printemps de l’année Bingyin (1746) du règne de l’empereur Qianlong, ainsi que deux cachets, Qian et Long. Sur la base, marque à six caractères zhuanshu : Da Qing Qianlong Nian zhi. H. 6 cm - D : 11,5 cm. C’est dans la 11e année de son règne (1746), sur le chemin du retour d’un voyage dans les Wutaishan, site sacré du bouddhisme, que Qianlong inventa le Sanqing cha. Ayant fait étape dans la ville de Dingxing, par temps de neige, il créa le thé à partir d’ingrédients qu’il trouva sur place, faisant fondre la neige, symbole de pureté, pour le préparer. La même année, il écrivit ensuite le poème, que l’on trouve dans le 36e volume des recueils des poèmes de l’empereur. La première partie du poème explique comment préparer le thé à partir des trois ingrédients, la fleur de prunier, la main de Bouddha (citron digité) et le pignon de pin, considérés comme l’essence de la pureté, auxquels on associe, dans une cuisson parfaite, de l’eau obtenue en récupérant la neige qui tombe du ciel et n’a pas encore touché le sol, également symbole de pureté. La deuxième partie du poème décrit les sensations très subtiles ressenties lors de la dégustation du Sanqing cha ainsi préparé, savouré dans une coupe en porcelaine de Yue. Ainsi, le parfum doux comme la soie, l’eau vivante et pure, boisson créée par les dieux, qui peut conférer élégance et sagesse à l’image d’un grand lettré des Song du nord, Lin Fu, et permet d’atteindre un état d’élévation et de paix digne du Bouddha. Chaque année, du 3e au 16e jour suivant le Nouvel An chinois, était célébrée une cérémonie du Sanqing cha, à laquelle était conviés tous les hauts fonctionnaires de la cour. Ce poème se rencontre également sur des coupes en porcelaine et en jade, toutes de la même forme, dans la mesure où elle fut conçue par l’empereur, d’après une coupe en porcelaine bleu-blanc de l’époque Jiajing (Xve siècle) conservée dans la Cité Interdite. C'est à sa demande que furent ajoutés les deux bandes de ruyi soulignant l’ouverture et le pied, chaque motif de ruyi contenant une fleur de prunier. Pièces de comparaison : Une paire de coupes similaires est conservée au Tianjin Municipal Art Museum, Tianjin, reproduite dans le Zhongguo qiqi quanji, vol. 6, Fuzhou, 1993, pl. 211 ; une autre paire se trouve dans l’Avery Brundage collection, publiée par Clarence F. Shangraw, 'Chinese Lacquers in the Asian Art Museum of San Francisco', Orientations, April 1986, pl. 41; et un bol au Victoria and Albert Museum, Londres, reproduit dans Sir Harry M, Garner, Chinese Lacquer, London, 1979, pl. 93. D’autres exemples de ce type de coupe sont passés en vente chez Sotheby’s, Hong Kong, le 9 oct. 2007, lot 1644 ; le 1er Mai 2001, lot 678. Une coupe identique vient également de passer en vente à Hong Kong, chez Poly Auction, le 6 octobre 2016.
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Arts populaires
À propos de la vente
Catalogue
Gérard Lévy - Art d'Asie
75009 Paris - France
15/12/2016
Proposé par MILLON
01 47 27 95 34

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