Lot 77
COMMODE D’ÉPOQUE LOUIS XV
Attribuée à Gilles Joubert, trace d’estampille, probablement Roger Vandecruse dit Lacroix ou RVLC
En placage de satiné, bois de violette et amarante, ornementation de bronze ciselé et doré au C couronné, dessus de marbre gris veiné, la façade à décor marqueté de croisillons ouvrant par deux tiroirs, les pieds cambrés terminés par des sabots en bronze, deux traces d’estampille très effacées (...) L.C et plusieurs poinçons de jurande JME sur le montant avant gauche
H. : 88,5 cm (39 ¾ in.)
l. : 126,5 cm (49 ¾ in.)
P. : 66 cm (30 in.)
Le poinçon au C couronné fût apposé sur les ouvrages en bronze entre mars 1745 et février 1749.
A Louis XV gilt-bronze mounted, satinwood, kingwood and amaranth commode, attributed to Gilles Joubert, probably stamped by Roger Vadrecruse, called Lacroix or RVLC
* Information aux acheteurs :
Pour une sortie de l'UE, un CITES de ré-export peut être nécessaire, celui-ci étant à la charge du futur acquéreur.
* Information to buyers :
For an exit from the EU, a CITES re-export certificate will be necessary, at the buyer's expense.
La probable présence de l’estampille de Roger Lacroix sur cette commode, stylistiquement antérieure à la date d’accès à la maîtrise de ce dernier en 1755, est un intéressant exemple de la pratique de la sous-traitance sous l’Ancien Régime.
En effet, notre commode peut être rapprochée davantage à l’œuvre de Gilles Joubert. Admis à la maîtrise à l’époque de la Régence, bien avant que l’usage de l’estampille n’ait été imposé par les statuts de 1743, il commence à travailler dès 1748 pour le Garde-Meuble de la Couronne devenant par la suite ébéniste ordinaire du Roy.
L’ampleur des commandes reçues l’oblige à sous-traiter une partie de sa production en faisant appel à ses confrères ; c’est ainsi qu’un certain nombre des pièces livrées par Joubert pour le Garde Meuble de la Couronne sont estampillées par Roger Lacroix ou bien par Mathieu Criaerd.
Une commode estampillée par Gilles Joubert comportant un décor de croisillons marqueté inscrit dans une frise en amarante comparable ainsi que les mêmes chutes en bronze et le même bronze au niveau du tablier s’est vendue chez Christie’s Paris, le 19 décembre 2007, lot 418 (cfr. fig. 1).
La présence très discrète de l’estampille de Lacroix nous laisse supposer que l’ébéniste travailla à la demande de Joubert intervenant en tant que restaurateur.
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Mobilier classique
À propos de la vente
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