Lot 103
Commode en laque de Chine et vernis parisien à décor or sur fond noir d’oiseaux posés dans un environnement d’herbes, feuilles et arbres fleuris, animés de papillons ; les côtés à chiens de Fô dans le même type d’environnement ; belle ornementation rocaille de bronze ciselé et doré tels que chutes, encadrements à cartouches, poignées (rapportées) et sabots. Estampille de Fromageau et poinçon de jurande. Epoque Louis XV (petits éclats et restauration d’usage). Plateau de marbre Campan à contre profil. Hauteur : 91 – Largeur : 133 – Profondeur : 64 cm L’œuvre de Fromageau est essentiellement composée de meubles, toujours de belle qualité, en placage ou en marqueterie ; mentionnons notamment une commode à marqueterie florale ou attributs de la Musique qui se trouvait anciennement dans la collection Alexander (vente Christie’s, New York, le 30 avril 1999) ; ainsi qu’une coiffeuse agrémentée de bouquets de fleurs sur fond de bois de rose vendue à Paris, Mes Ader-Picard-Tajan, le 5 décembre 1989 ; enfin, citons une commode dite tombeau à trois rangs de tiroirs qui est reproduite dans J. Nicolay, L’art et la manière des maîtres ébénistes français au XVIIIe siècle, Editions Pygmalion, Paris, 1976, p.188. Parallèlement à cette production classique , l’ébéniste réalisa également quelques meubles luxueux à décor de panneaux de laque de la Chine ou en vernis parisien dit Martin telle la commode que nous proposons ; parmi les rares autres meubles connus de ce type réalisés par Fromageau, citons particulièrement : une armoire à hauteur d’appui proposée aux enchères à Versailles, le 11 mars 1990, lot 117 bis ; ainsi qu’une petite commode sauteuse passée en vente chez Sotheby’s, à Londres, le 10 décembre 1993, lot 176 ; enfin, mentionnons une large commode à panneaux de laque Coromandel vendue chez Sotheby’s, à Monaco, le 16 juin 1990, lot 853. Jean-Baptiste Fromageau figure parmi les bons ébénistes parisiens du milieu du XVIIIe siècle. Fils d’un maître menuisier, il accède à la maîtrise le 5 novembre 1755 et établit son atelier rue Traversière, puis dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine. Il se créé rapidement une importante clientèle privée et conjugue alors une activité d’ébéniste et de menuisier. Artisan, mais également marchand, il poursuit son activité jusqu’au milieu des années 1770, puis il se retire quelques temps à Versailles, revient dans la capitale vers 1780 où il tient hôtel garni rue de Richelieu, enfin, il disparaît à Paris peu de temps avant la Révolution. De nos jours, certaines de ses réalisations appartiennent à de grandes collections privées ou publiques internationales, citons notamment les meubles de Fromageau qui sont conservés au Musée Jacquemart-André à l’Abbaye royale de Chaalis et au Museum für Kunsthandwerk de Francfort.
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Mobilier classique
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