Lot 3
Domenico di BARTOLOMEO UBALDINI, dit Domenico PULIGO (Florence 1492-1527)
Portrait de femme au rideau vert
Panneau transposé sur toile
Au revers du châssis, une mention : attribué à Sarto
Au revers de la toile, une inscription en Russe : transposition de bois sur toile Saint Pétersbourg Tabuntzo 1849 (NdAT)
Restaurations anciennes
Sans cadre
Portrait of a woman before a green curtain, panel transferred to canvas, on the frame’s reverse, a note : attribué à Sarto, on the canvas’ reverse, an inscription in Russian : transposition de bois sur toile Saint Pétersbourg Tabuntzo 1849 (NdAT)
57 x 48,5 CM • 22 1/2 X 19 1/8 IN.
Élève très doué de Ridolfo Ghirlandajo et d’Andrea del Sarto, Puligo était au moment de sa mort relativement précoce en 1527, un des artistes les plus recherchés de Florence, tant pour des commandes publiques de retables et de sujets religieux que de la part de particuliers qui souhaitaient obtenir leur portait. Près de trente d’entre eux nous sont parvenus : vingt-cinq ont été listés par Elena Capretti et Serena Padovani dans le catalogue de l’exposition Domenico Puligo (1492-1527), Un protagonista dimenticato della pittura fiorentina, Florence, 2002, et quelques-uns ont pu être ajoutés depuis, par exemple à Haddo House, (National Trust for Scotland).
Notre panneau peut être rapproché des plusieurs portraits féminins, dans la collection royale anglaise, celui anciennement dans la collection Kisters à Kreuzlingen (vente anonyme Christie’s, Londres, 6 décembre 2018, n° 25), au musée national d’art occidental de Tokyo (acquis en 2014).
Cette peinture appartient à la Haute Renaissance (1500-1530), moment où l’art occidental atteint un de ses sommets, lorsque les peintres florentins créèrent des œuvres d’art d’une portée universelle, considérés comme des étalons de la beauté absolue. L’extraordinaire souffle créateur de ce creuset se perçoit ici. Puligo assimile les avancées de Léonard dans le domaine du portrait psychologique situé dans un paysage mystérieux (Ginevra de’ Benci, la Joconde), de la monumentalité et de l’assurance des portraits de Raphaël, et la douceur des accords de couleurs suaves et raffinés de ses maîtres, Sarto, Pontormo et Rosso, juste avant le basculement dans le Maniérisme.
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