Lot 320
Ennio Morlotti (1910 - 1992)
Paysage, 1966
Huile sur toile
43 x 70 cm
Signature : "Morlotti" au recto
Date : "66" au recto
Éléments distinctifs : au verso, étiquettes de la Galleria Annunciata, Milan ; Galleria d'Arte Sianesi, Milan ; Galleria Odyssa, Rome ; Banca Popolare di Intra avec références d'inventaire ; cachets de la Galleria d'Arte Mediterranea, Reggio Calabria ; Galleria d'Arte Sianesi, Milan
Provenance : Galleria d'Arte Annunciata, Milan ; Galleria d'Arte Sianesi, Milan ; Galleria Odyssa, Rome ; Galleria d'Arte Mediterranea, Reggio Calabria ; Banca Popolare di Intra ; Veneto Banca SpA en ACL.
État de conservation. Soutien : 95
État de conservation. Surface : 95%
En 1954, Morlotti présente à la 27e Biennale de Venise cinq grandes peintures de figures, détruites par la suite, qui annoncent une poétique affirmant l'identité de la figure et du paysage et la peinture comme implication, comme être dans les choses, ce qui le rapproche du mouvement informel : " J'étais étrangement proche des vrais héros de ma génération, tous lancés dans l'aventure de l'organique et du vivant : Gorki, De Staël, Pollock [...]. On pourrait me qualifier d'informel si l'on tient compte de la coïncidence qu'il établit, en peinture, avec la valeur de l'instinct. Il m'apparaissait comme la révolte de la vie contre les belles choses, contre les idées trop systématiques. Je me suis sentie attirée par un élan romantique. Je voulais m'envelopper dans la nature, plutôt que de la regarder et de la peindre de l'extérieur [...]. Pour réaliser mon image, je ne me souciais pas des moyens. Je me suis enfoncé dans la matière pour atteindre la clarté du langage".
Au plus fort de la saison dense des années 1950, Morlotti a déplacé son intérêt vers le paysage ligure. La rencontre est préparée par les mouvements internes du langage de l'artiste : elle prend ce "point de distance" (P.G. Castagnoli) que l'expérience précédente avait nié. C'est la redécouverte d'une dimension de distance par rapport à l'image après l'implication qui caractérisait l'œuvre précédente. "Je me suis rendu compte que cette abondance de couleurs [...] modifiait le sens de ce que je voulais établir. Je voulais et je veux atteindre mes aspirations de densité organique [...] mais maintenant j'essaie de ne pas me laisser noyer dans la matière [...]. C'est toujours le sens de l'organique qui s'exprime dans ces paysages. En Ligurie, j'ai rencontré par hasard un sous-bois magnifique et mystérieux, différent de la nature que j'avais vue en Brianza, et j'ai commencé à peindre ce mystère".
La récupération de la relation avec une nature compréhensible est documentée dans la monographie publiée par l'Ente Premi à Rome en 1966, l'année de notre peinture.
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Crédits photos :
Bonino Atlantic ltd
Voir la version originale (Italien)Tableaux modernes et contemporains
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