Lot 113
Fernand FLEURET (1884-1945). L.A.S., Mirasol samedi [avril-mai 1913 ?], à Raoul DUFY 3 pages et demie in-8. Il a reçu les épreuves de Gauthier-Villars, et trouve que « les bois sont un peu hauts », et charge Dufy de s’occuper de la typographie. Il a envoyé « le papier à Apollinaire », et espère que l’annonce passera dans le prochain n° des Soirées de Paris. « Où en êtes-vous d’Amis et Amiles ? […] Quand vous serez ministre, vous exigerez la ponctualité ». Il se demande ce que Dufy ira peindre à Fréjus : « C’est plat comme la main ! » Il est abruti de Paris « où j’ai travaillé comme un mulet […] Ici, je me prélasse comme un veau, aussi peu vêtu qu’un roi nègre ». Il a revu la Ciotat : « le pays avait vraiment l’air d’avoir abrité 2 grands hommes vous aurez un beau monument au Havre et une rue à Lyon. C’est du moins la grâce que je vous souhaite »… Il va travailler pour Georgin (imagier d’Épinal) : « J’ai déjà tiré 50 coups de pistolet pour me mettre dans l’atmosphère guerrière »… Sur la partie restée vierge de la dernière page, dessin de Dufy à la plume représentant un porche voûté. On joint : F. Fleuret, Éloge de Raoul Dufy (Paris, 1928), extrait du 3e n° d’Arts et Métiers graphiques, tiré à 100 ex. numérotés, in-4, couv. détachée. Envoi a.s. de Dufy avec dessin sur le titre : « au Commandant Neuzillet souvenir de Raoul Dufy et de » Fernand Fleuret (qui a signé) ; au bas de la page, dessin d’un voilier à l’encre bleue.
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02/04/2025
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