Lot 41
FRANCESCO GRAZIANI
(actif à Naples et à Rome dans la seconde moitié du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle)
Affrontement entre les cavaleries turques et chrétiennes
Choc des chevaleries européennes
Huile sur toile, 16,5X21,5 cm (2)
Provenance :
Milan, collection privée
Introduites par des cadres Salvator Rosa à trois rangées de sculptures, les peintures sont exemplaires pour comprendre le style et la qualité de Francesco Graziani, un artiste dont la renommée est liée à ce genre pictural particulier, comme le montrent les anciens inventaires des collections romaines de l'époque baroque. Par exemple, la description de la pinacothèque Barberini rédigée en 1686 mentionne plusieurs batailles et marines du peintre qui ne sont plus identifiables, et la célèbre galerie Pallavicini, dont le catalogue est l'œuvre de Federico Zeri, enregistre également des œuvres considérées comme fondamentales et révélant une culture figurative entre Courtois et Salvator Rosa. Même en l'absence d'un catalogue raisonné, la production de Graziani révèle un talent remarquable, caractérisé par des dessins aux manières fracturées et enroulées, capables d'évoquer avec une efficacité surprenante le mouvement agité et la narration des scènes de guerre. Il faut donc reconnaître l'autonomie d'intention de l'auteur par rapport aux artistes mentionnés ci-dessus. En effet, comme le montrent les toiles examinées, Graziani combine magistralement, dans le respect du baroque, le goût de l'esquisse avec les exigences descriptives d'un événement guerrier, et il suffit de constater que la rapidité des coups de pinceau ne nuit pas à l'objectivité des images et à l'atmosphère du décor. Il suffit d'observer comment la rapidité des coups de pinceau ne nuit pas à l'objectivité des images et au cadre atmosphérique. Observez, par exemple, l'utilisation habile de la préparation brune qui se fond avec la fumée et la poussière, tout comme la profondeur du paysage est parfaitement évoquée par les fines lignes de plomb blanc qui délimitent les plans scéniques dans lesquels les bâtiments et les cavaliers sont soulignés à l'aide de coups de pinceau. Il faut donc reconnaître à Graziani un rôle loin d'être secondaire dans la scène artistique du Capitole, au détriment des critiques qui s'obstinent à distinguer la valeur des artistes en fonction des genres, en reléguant au second plan leurs compétences picturales.
Les toiles sont accompagnées d'une expertise d'Enos Malagutti datant de 1975.
Bibliographie de référence :
F. Zeri, La Galleria Pallavicini in Rome, Florence 1959, p. 145
W. Buchowiecki, Handbuch der Kirchen Roms, I, Vienne 1967, pp. 415, 647
L. Salerno, I pittori di paesaggio del Seicento a Roma, Roma 1977-1978, vol. II, pp. 644-654
F. Titi, Studio di pittura, scoltura et architettura nelle chiese di Roma (1674-1763), édité par B. Contardi ; S. Romano, Florence 1987, I, pp. 21, 209 ; II, pp. 57, 386 s
F. Titi, Studio di pittura, scoltura et architettura nelle chiese di Roma (1674-1763), édité par B. Contardi, S. Romano, Florence 1987, I, pp. 21, 209 ; II, pp. 57, 386
G. Sestieri, I Pittori di Battaglie, Rome 1999, pp. 360-371.
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