Lot 209
FRANCESCO SOLIMENA
(Canale di Serino, 1657 - Barra, 1747)
Portrait du duc Hannibal Marchese
Huile sur toile, 64,5X48,5 cm
Provenance :
Naples, collection privée
Exposition :
Retour au baroque. Da Caravaggio a Vanvitelli, Naples, Museo di Capodimonte, 12 décembre 2009 ; 11 avril 2010
Bibliographie :
F. Petrelli, in Ritorno al Barocco : da Caravaggio a Vanvitelli, catalogue de l'exposition édité par N. Spinosa, Naples 2009, I, p. 282, n° 1.152 (sous le nom de Francesco Solimena)
N. Spinosa, Francesco Solimena (1657-1747) e le Arti a Napoli, Rome 2018, p. 555, n. 282 (en tant que Francesco Solimena)
De grande qualité et bien conservé, le tableau représente le duc Annibale Marchese (1686-17532), poète, homme de lettres et intellectuel napolitain qui, en tant qu'ami de Giovan Battista Vico, fut également maréchal général, une nomination ici caractérisée par son armure et son état-major, ainsi que par la scène de guerre visible à l'arrière-plan et les armoiries nobiliaires placées dans l'angle inférieur droit. Du point de vue stylistique, l'œuvre peut être datée des années 1830, par analogie avec le portrait du vice-roi de Naples, le comte Aloys Thomas Raimund von Harrach, (Cf. Capolavori in festa. Effimero baroque a Largo di Palazzo (1683-1759), catalogue d'exposition, Naples 1997, pp. 207-209, n° 2.4), ce qui en fait l'un de ses meilleurs portraits. À cet égard, il ne faut pas oublier la relation particulière entre l'artiste et le duc, dont les exploits littéraires étaient illustrés par des gravures conçues par Solimena. Rappelons, par exemple, le volume de 1729 consacré aux "Tragédies chrétiennes" et "Le Viticondo" (1738), écrit à l'occasion du mariage entre Charles de Bourbon et la princesse Maria Amalia de Saxe (voir Lotoro, Pittore degnissimo, & eruditissimo letterato. La grafica di Francesco Solimena nel momento arcadico, in Il capitale culturale, XIII (2016), pp. 117-152). Le portrait coïncide donc avec le moment de plus grande célébrité de l'auteur qui, à travers les Habsbourg, atteint une renommée européenne, et dans lequel il expose sa propre stylistique néo-baroque désormais éloignée des échos jordaniens et des effets dramatiques de Mattia Preti, exprimant une élégante concrétude et un équilibre compositionnel indubitable dicté par une force expressive non exceptionnelle.
Bibliographie de référence :
F. Bologna, Francesco Solimena, Naples 1958, ad vocem
F. Bologna, La dimensione europea della cultura artistica napoletana nel XVIII secolo, in Arti e Civiltà del Settecento a Napoli, édité par C. De Seta, Rome-Bari 1982
N. Spinosa, in Pittura napoletana del Settecento, dal Barocco al Rococò, Naples 1986, ad vocem
Settecento napoletano. Sulle ali dell'aquila imperiale 1707-1734, catalogue d'exposition édité par N. Spinosa et W. Prohaska, Naples 1994, ad vocem
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