Lot 451
François Émile de LANSAC (1803-1890)
Trait de courage du commandant Darru
Huile sur toile, signée en bas à gauche
H. 92 cm - L. 118 cm HVS
Restaurations, important cadre en bois et stuc doré de style Régence (petits manques) annoté au verso "1850" à la craie noire (correspondant au numéro d'entrée dans le registre du Salon de 1842).
Au revers deux étiquettes anciennes et lacunaires : "Ce tableau appartient à Madame veuve Darru, rue du Temple [...]".
Exposition :
Paris, Salon de 1842, N°1124 (sous le titre "Trait de courage du commandant Daru")
"Le 16 juin 1815, à la bataille de Ligny, une batterie prussienne s'était établie sur le plateau de St-Amand. / Le commandant Daru (sic), du 23e de ligne, n'ayant avec lui que des conscrits qui refusent de charger, s'élance avec un sous-lieutenant du 15e léger et un brigadier du 12e de chasseurs à cheval, porte le désordre dans la batterie qui prend la fuite, s'empare d'une pièce et donne l'ordre de la conduire à l'Empereur qui le fit lieutenant-colonel sur le champ de bataille." / (Fastes de la gloire militaire sous l'Empire). in "Catalogue du Salon" de 1842.
Nicolas Darru (1775-1853), est né à Louhans d'un père huissier, il s'engagea en 1791 comme soldat au bataillon de Sâone-et-Loire, puis participa aux campagnes des armées du Centre, du Nord, du Rhin puis d'Italie. Le 17 ventôse de l'an 7 il fut blessé d'un coup de feu à l'œil droit. Sous l'Empire il fit les campagnes de Dalmatie, d'Allemagne et d'Espagne. Le 13 septembre 1806 il reçu une balle dans le pied gauche à Vitaglina. Il fut affecté au 23ème régiment de ligne comme Chef de bataillon à partir de 1813. Décoré de la Légion d'Honneur en 1809, il fut promu officier en 1814, puis décoré de l'ordre de Saint-Louis la même année. Il avait épousé le 23 mars 1819 Marie Benoite Aimée Peillon (1797-1873). Nicolas Darru mourut le 17 décembre 1853 en son domicile de la rue du Temple à Châlon-sur-Saône.
Le fait d'arme de Nicolas Darru lors de la bataille de Ligny, la veille de Waterloo, est illustré par Dick de Lonlay (1845-1893) (in "Notre armée", Paris, Garnier, 1890, pp. 958-959) qui rapporta les paroles de l'officier alors qu'il arrivait à proximité de la batterie de canons : "Allons, mes amis, il est temps, volons où la gloire nous appelle !"
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